Notre devise: j'oublie...

Jean Chrétien reste un personnage controversé.... (Photo: AFP)

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Jean Chrétien reste un personnage controversé.

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Le Nouvelliste

À moins que notre devise nationale soit devenue «J'oublie» ou «Je ne veux rien savoir», il importe de se souvenir de la continuité des gestes dévalorisants, provocateurs et parfois grossiers du personnage, et d'agir en conséquence.

Octobre 1970: Jean Chrétien joue un rôle important dans le gouvernement Trudeau qui décrète sous de faux prétextes l'occupation militaire du Québec et la suspension des libertés civiles: près de 500 Québécois, intellectuels et autres de tous les milieux, sont emprisonnés pendant des semaines sans aucune raison démontrée, autre que de faire peur à la population dans une opération prévue dès 1968.

Novembre 1981: Jean Chrétien téléphone pendant la nuit aux neuf premiers ministres anglophones du Canada et conclut un pacte avec ces chefs pour imposer une nouvelle Constitution qui exclura le Québec et enlèvera des droits à notre Assemblée nationale. Cette constitution a été unanimement rejetée par cette dernière.

Juin 1990: Jean Chrétien, aidé de quelques dirigeants, dont Clyde Wells alors premier ministre de Terre-Neuve, fait avorter l'Accord du Lac Meech. Jean Chrétien fut le véritable fossoyeur de l'Accord de Meech... pendant que Trudeau en fut le détonateur. Au cours de cet été-là, des Mohawks armés occupent la pinède d'Oka pendant des semaines et créent une diversion qui fait bien l'affaire du gouvernement canadien, alors qu'environ 70 % des Québécois étaient prêts à voter pour la pleine souveraineté du Québec. À la fin de cette mise en scène où des ministres se sont déshonorés devant des manifestants armés, les armes de Mohawks disparaissent mystérieusement dans un petit avion qui aurait décollé sur la route 132, sous le nez des contrôleurs aériens fédéraux...

Octobre 1995: le oui perd le référendum par moins de 1 % des voix exprimées après que le gouvernement canadien ait englouti illégalement plusieurs dizaines de millions de dollars en propagande. Après avoir affirmé qu'il en reconnaîtra le résultat, on apprend par le journal The Gazette, le 24 novembre 2003, que Chrétien avait un plan B prévoyant l'envoi de l'armée au Québec sous le prétexte de la protection des édifices fédéraux, ainsi que le refus de toute négociation, même s'il y avait 55 % de oui.

À partir de ce moment, Jean Chrétien met tout en oeuvre pour acheter la conscience des Québécois: c'est le triste épisode des «commandites» et d'un terrible détournement de fonds publics. Il crée une caisse secrète de 500 millions $. Des centaines de millions seront empochés par les p'tits amis du régime en faisant une propagande massive et insultante pour l'intelligence.

La Commission d'enquête du juge Gomery permettra de fouiller un peu dans ce panier de crabes et d'en pincer quelques-uns. Mais le grand responsable lui-même se moquera publiquement du juge Gomery en offrant une balle de golf autographiée achetée avec l'argent des «commandites». Il s'en tire honteusement.

Tout au long de sa carrière, il fait honte au Canada et au Québec dans plusieurs gestes d'inculture et de grossièreté, ici et à l'étranger. Il faut se souvenir de sa tournée du Proche-Orient en 2000, de l'altercation disgracieuse avec Bill Clennett en 1996, l'affaire du «flag su'l hood», etc.

Ne peut-on pas se permettre de recommander à nos voisins de Shawinigan une sérieuse réflexion pour éviter un geste regrettable?

Jean-Luc Dion

Trois-Rivières

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