Le monde est tanné

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Malgré les manifestations de groupes et de syndicats, la plupart des Québécois sont d'accord pour une réduction des dépenses gouvernementales.

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Le Nouvelliste

Le blogueur Pierre Duhamel indiquait dans une entrevue que l'ex-ministre péquiste des Finances, Nicolas Marceau, en février 2014, annonçait des compressions de 1,8 % dans le budget et ce n'était pas de l'austérité; l'actuel ministre libéral des Finances, Carlos Leitão, en février 2015, parlait de coupes budgétaires de l'ordre de 1,8 % et c'est de l'austérité.

À force de l'entendre, syndicats, étudiants, journalistes en ont fait un mot à la mode du jour. Or, une majorité de Québécois sont d'accord à ce que le gouvernement coupe dans les dépenses publiques. Malgré le généreux filet social plus généreux encore que celui de l'Ontario 50 % plus populeuse, faudrait pas couper. Depuis une semaine, les syndicats, groupes communautaires, étudiants ont annoncé des gestes de perturbation. L'avez-vous senti? Moi, non. Pourquoi? Le monde est tanné. Il y a bien eu 60 manifestants au bureau du ministre de l'Éducation, une trentaine d'étudiants au Complexe G, quelques manifestants en région et c'est à peu près tout.

Par contre, une poignée de 60 universitaires de l'UQAM ont vandalisé, saccagé, intimidé des membres du personnel, au cours de la semaine dernière. La porte-parole de l'ASSE a laissé entendre que les actions politiques font autant partie de l'éducation que les études théoriques! Quelle aberration! Quatorze profs de sciences politiques ont dénoncé ces gestes causés par un infime groupe de 60 étudiants sur 40 000 inscriptions.

Lors d'une entrevue, un prof du Collège Maisonneuve a déclaré que ça sentait le flop. Je sais pour l'avoir déjà fréquenté que le milieu universitaire est un lieu de débat ouvert, mais sans dérapage. Allons-nous revivre ce climat de terreur, d'intimidation, fait par une minorité d'anti-capitalistes, sans conséquences? À laisser aller les choses il n'y a qu'un pas à franchir pour passer à la radicalisation. Quel message cela envoie-t-il à nos jeunes ados, cégépiens?

D'aucuns se souviennent de ce qui a fait les manchettes ces dernières semaines sur le prononcé de la sentence de Yalda Khadir, fille d'Amir Khadir, où elle a été absoute en quelque sorte; madame Khadir a pourtant été reconnue coupable de vandalisme au printemps 2012. Son père a eu le culot d'ajouter qu'il y avait des choses beaucoup plus graves, faisant allusion au blâme reçu par l'ex-premier ministre Jean Charest. Le mot blâme est une désapprobation aucune mesure avec du vandalisme. Je me garderais une petite gêne. Et si ça avait été les bureaux de monsieur Khadir, on aurait crié au scandale. Et le cas de GND qui ressemble en tous points au premier, reconnu coupable de désobéissance civile.

De son côté, Jean-François Morasse, étudiant, débouté en cours parce qu'il avait poursuivi Gabriel Nadeau-Dubois, poursuit sa démarche en Cour supérieure, appuyé par des sympathisants à sa cause, mais lui, ça ne passe pas, selon la gauche pensante. Au Québec, en clair, ça veut dire que si t'es de la gauche, t'es correct, mais si t'es de la droite, t'es juste du mauvais bord. Aussi, force est de reconnaître que nos élus de l'Assemblée nationale, tous les parlementaires des quatre partis politiques ont, selon moi, un devoir, une responsabilité face à la menace d'un autre printemps chaud, de ne pas laisser se dégrader les choses. Mesdames, messieurs, vous devez montrer votre solidarité et ainsi rehausser votre crédibilité.

André Gendron

Shawinigan-Sud

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