Un cas particulier

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Bien que je n'habite plus la ville de Shawinigan depuis le milieu des années soixante, je garde un bon souvenir de mon Almaville natal et du centre-ville de Shawinigan.

J'apprends avec stupéfaction que l'on songe, en harmonisant les noms des avenues et rues de la nouvelle ville fusionnée, à changer ceux du centre-ville. Je peux comprendre que, pour de multiples raisons plusieurs fois évoquées, il faille s'assurer que les rues et avenues portent des noms différents sur tout le territoire. Je peux accepter qu'il faille changer les appellations des artères du Shawinigan de mon enfance.

Mais qu'en est-il du centre-ville de Shawinigan? Pourquoi les changer?

Je suis d'avis que le secteur Shawinigan est un cas particulier pour des raisons historiques. Ceux qui ont établi les plans de la ville au tournant du vingtième siècle se sont inspirés de ceux de la ville de New York pour l'identification des principales artères du Shawinigan historique. Il n'est pas anodin de souligner ici l'intention des pionniers de la ville. On ne peut pas ignorer l'intention de ceux qui sont à l'origine de ces appellations sans trahir l'histoire.

Mon grand-père, Antonio Lamothe né en 1872, connaissait et utilisait ces noms. Il n'existe pas une autre ville dans tout le Québec dont les rues et avenues sont inspirées de celle de la métropole des États-Unis.

Bien sûr, ça ne va pas changer le monde, comme chantait l'autre, si on les fait disparaître. Mais est-ce qu'il convient de faire injure aux pionniers et d'écorcher l'histoire? Et qu'y aurait-il donc à gagner en agissant ainsi?

Jean-Marie Lamothe

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer