La loi du marché

Normand Beaudoin, maire de La Tuque.... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Normand Beaudoin, maire de La Tuque.

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Le Nouvelliste

Avec le dépôt du nouveau rôle triennal d'évaluation et l'envoi des comptes de taxes, il circule actuellement beaucoup de fausses informations parmi les villégiateurs qui ont des chalets en Haute-Mauricie, c'est pourquoi j'aimerais remettre quelques pendules à l'heure au bénéfice de tous.

Premièrement, comme nous l'avons expliqué lors de la soirée d'information qui a eu lieu en janvier, le maire n'a aucune influence sur l'évaluation municipale. Ça relève d'une firme d'évaluateurs agréés. Ils sont membres d'un ordre professionnel et ils ont des lois à respecter. En aucun temps le conseil municipal peut les influencer. Ce qu'on vit à La Tuque n'est pas unique.

Partout au Québec les valeurs des immeubles sont à la hausse. C'est simplement que la vague est arrivée un peu plus tard. Malgré cela, c'est encore moins cher d'acheter une maison ou un chalet à La Tuque.

Je reconnais que c'est choquant de savoir que parce qu'un chalet évalué 38 000 $ s'est vendu 122 000 $, ça fait en sorte que la valeur de tous les chalets du même secteur augmente. Le système est fait en fonction du marché. On peut être d'accord ou pas, mais ça marche de cette façon.

Pour certains, payer trois fois le prix de l'évaluation ça peut paraître aberrant, mais pour d'autres, c'est une aubaine. Nous sommes un territoire très recherché. Nous avions 11 nouveaux terrains disponibles au tirage au sort, l'automne dernier, et il y a 1436 personnes qui ont participé au tirage. La demande est donc plus grande que l'offre.

À ceux qui pensent que les propriétaires de chalets paient plus de taxes que les propriétaires de maisons du milieu urbain, c'est faux. Du 100 $ d'évaluation, les gens de la ville paient 1,315 $ en taxes, tandis que les gens des territoires non organisés paient 1,058 $. Les taxes sont 24 % plus élevées en ville.

Comme le conseil municipal savait qu'il y aurait une hausse importante, nous avons baissé le taux de taxe foncière de 14,9 % pour compenser. De plus, nous avons réduit le budget de fonctionnement de la municipalité de 1,3 million $. Nous avons fait le maximum. Nous prenons des décisions en fonction de la majorité.

Il y a 89 % des chalets qui ont eu une augmentation moyenne de leur valeur de 62 % et une augmentation moyenne de leur compte de taxes de 107 $. À mon sens, c'est raisonnable. Pour le reste, soit 390 chalets dont la valeur est de 50 000 $ et plus, les augmentations sont plus importantes. Cette situation provoque du mécontentement, c'est normal, mais c'est hors de notre contrôle.

Pour ceux qui disent qu'ils n'ont pas de services de la municipalité, rappelez-vous que la raison première lorsqu'on s'achète un chalet, c'est pour avoir un accès à un beau territoire de chasse et de pêche, profiter du paysage sans avoir trop de voisins. On paie des taxes sur son chalet pour avoir droit à ce petit paradis.

De notre côté, la Ville investit beaucoup chaque année pour assurer la sécurité des villégiateurs et leur offrir pas trop loin des services urbains qu'ils apprécient. Il faut voir cela comme un tout.

Tout le monde a droit à son opinion. Par contre, accuser le conseil municipal ou la Ville de profiter du système, c'est faire preuve soit d'ignorance, soit de mauvaise foi. J'ose espérer que c'est de l'ignorance.

Normand Beaudoin

maire

La Tuque

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