À mes amis de Shawinigan

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Le Nouvelliste

Je voudrais exprimer mon sentiment sincère d'amitié à vous tous, mes amis de Shawinigan. Non, ce n'est pas par émotion spontanée que je vous transmets ces mots; n'y voyez pas autre chose qu'une vraie humanité qui s'exprime afin de maintenir de saines relations de personne à personne et une joie quotidienne du vivre ensemble.

C'est tellement gros ce que vous devez vivre en ce moment (des Shawiniganaises et Shawiniganais ont fait pression sur votre conseil de ville afin d'interdire un changement de zonage qui aurait permis l'érection d'une mosquée dans un quartier industriel; ils ont eu gain de cause) que je souhaite ce message le plus concis possible tout en étant le plus véridique et clair à votre esprit, à votre raison. On définit l'émotion comme suit dans mon dictionnaire: «Trouble momentané, souvent impulsif, provoqué par un intense sentiment de joie, de peur, de surprise, qui peut occasionner de l'agitation, certains malaises, certains phénomènes physiques, comme la pâleur, le rougissement, l'accélération du pouls, la sudation. Ressentir une vive émotion. Être sous le coup de l'émotion.

Émotions: familier - inquiétude, frayeur. Se remettre de ses émotions. Un voyage plein d'émotions. Mouvement de la sensibilité provoqué par une impression esthétique.»

La peur est une émotion, et contrairement aux déclarations du maire de Shawinigan, elle ne peut être rationnelle ou irrationnelle: c'est une émotion (relire la définition ci-dessus).

Je pense que la décision faussement unanime du conseil de ville est d'ordre politique: le maire et certains de ses conseillers travaillent pour leur réélection. En cela, elle est très possiblement logique, de cette logique qui dit: si vous n'êtes pas satisfait de notre décision ou que vous la croyez illégale, poursuivez-nous.

Ce genre de position est monnaie courante maintenant; le pouvoir fait sa loi et ce sont les gens sans pouvoir, souvent sans le sou juridique, qui doivent prouver par poursuite judiciaire que le pouvoir a erré. C'est Machiavel (encore lui) qui conseille cette façon de faire, et elle est gagnante presque à tout coup! Triste constat de notre société de droit.

Bravo aux défendeurs des droits fondamentaux lus dans ce journal Le Nouvelliste; vous n'êtes pas des peureux! Il s'agit maintenant d'être les plus nombreux; ainsi, seulement, le pouvoir sera renversé en faveur de la première loi: la Charte des droits et libertés de la personne.

François Champoux

Trois-Rivières

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