Pyrrhotite: serez-vous des nôtres?

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Le Nouvelliste

En réaction à la chronique de Jean-Marc Beaudoin «Quand il ne reste que la rue».

Deux victimes du drame de la pyrrhotite vous disent merci! Vous avez écrit un texte d'une grande justesse et d'une grande sensibilité. Il est vrai que ce drame n'est pas aussi spectaculaire que l'inondation du Saguenay où la vue de la petite maison blanche restée debout évoquait à elle seule son lot de tristesse et d'empathie.

Après avoir quitté la région pendant 33 ans pour le travail, mon mari et moi sommes revenus à Trois-Rivières pour notre retraite, que nous aurions voulu paisible. La pyrrhotite à nos portes nous a plongés dans un état de stress. Notre maison a finalement été levée à l'été 2013 afin de changer ses fondations. Ce mal insidieux nous a fait vivre des moments pénibles et totalement imprévus. Nous faisions partie des chanceux qui étaient couverts par la Garantie des maisons neuves. Malgré cela, nous avons quand même dû débourser des sommes considérables relatives à ce fléau. Que dire des inconvénients vécus dans un quotidien totalement perturbé!

Nous sommes à peine sortis de ce cauchemar, et voilà que notre fils se retrouve dans la même situation, à la différence qu'il doit vivre ce calvaire sans cette même garantie. Des coûts exorbitants sont rattachés à ce malheur. Je n'étalerai ici aucun chiffre, mais j'ai mal à mon coeur de mère de voir le désarroi de ce jeune couple parti de Québec pour s'installer ici avec de beaux rêves pleins la tête! Avec une petite fille de deux ans et demi et un petit garçon de six mois, le papa au travail et la maman qui se prépare à y retourner devront conjuguer leurs efforts afin que ces deux enfants souffrent le moins possible de la situation.

Jean-Marc, vous parlez du craquement dans les fondations humaines. Il est vrai que, un à un, les cas s'accumulent sans trop faire de bruit. Le mal s'endure en silence avec les proches. Les gens de la coalition nous lancent un appel afin de nous donner une voix. Nos voix toutes unies lors de la marche du 30 mai risquent d'être entendues si nous sommes nombreux.

Amis, serez-vous des nôtres? Nous aurons besoin de vos sourires et de vos accolades à ce moment bien précis où nous serons tous solidaires. Et peut-être verrons-nous apparaître la petite «maison blanche» sur la rue des Forges bondée de gens. Nous serons là... nous porterons le fameux carré gris, symbole de ce fléau interpellant les gouvernements.

Louise Bellemare

Alan Luckerhoff

Trois-Rivières

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