Auschwitz: une visite bouleversante

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Le Nouvelliste

Auschwitz, mot encore difficile à écrire et souvenir douloureux qui revient à la mémoire.

En juillet 1989, le circuit touristique en Pologne nous conduit à ce camp hitlérien d'extermination. Nous passons la porte d'entrée avec l'inscription «Abreit macht frei», signifiant «le travail rend libre», au sens ironique. Les évacués des villes et villages étaient entassés dans les wagons et on les assurait qu'ils allaient y trouver un nouveau domicile. Le guide nous explique que ce lieu était avant tout destiné aux juifs et aux Polonais, mais il fut un des pires lieux de torture et de martyre des prisonniers de presque tous les pays d'Europe. On estime à 10 millions de personnes disparues dans l'ensemble des camps de concentration nazis.

Les barbelés nous surprennent et fouler le sol nous emporte vers les horreurs. Chaque salle démontre la cruauté totale. Les travaux forcés, les chambres à gaz «cyclon B», le four crématoire, les fosses communes, les incinérations sur d'énormes bûchers, des photos montrant des squelettes dont les os étaient à peine recouverts de peau. À la fin de la visite, le guide refuse le pourboire et seulement quelques mots coupent le silence durant le retour à l'hôtel où le souper reste dans les assiettes. Personne n'a faim.

La télévision diffuse des images et les journaux rappellent ces souffrances, mais ce n'est qu'un pâle reflet des atrocités vécues dans le silence complet. Le fait de révéler ces crimes est une mise en garde contre la haine entre les peuples. «Entretenir leur souvenir est un devoir moral envers tous ceux qui ont été bestialement assassinés» répète Josef Busko, dans la préface du livre d'Auschwitz de Danuta Czech, publié en 1986.

Thérèse Lafontaine

Saint-Adelphe

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