Eau fluorée: on est plus de 6000 à dire non

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Le Nouvelliste

Je nous souhaite une bonne année, une bonne santé et une eau sans fluorures pour 2015!

La fluoration de l'eau potable a fait couler beaucoup d'encre ces derniers mois et dernières années dans tous les médias considérant le nombre de municipalités au Québec qui ont cessé ou refusé la fluoration telles Richmond, La Prairie et, plus près de chez nous, Bécancour et Shawinigan. Nous sommes bien loin de l'objectif de santé publique de fluorer 50 % des municipalités de plus de 5000 habitants. Nous pouvons dire que c'est un échec avec moins de 3 % des municipalités au Québec qui boivent une eau fluorée. Nous sommes devant l'évidence que cette mesure collective et coercitive ne fait pas l'objet d'une acceptabilité sociale et qu'elle contrevient aux chartes des droits et libertés des personnes et de tous les codes de déontologie.

Devant une telle polémique entre gens de la communauté médicale que devons-nous penser, nous simples citoyens? Dans un article de La Presse, le Dr Dolman, président de l'Ordre des dentistes du Québec, refuse de considérer la fluoration comme un médicament visant à prévenir la carie dentaire et, à l'inverse, dans Le Devoir, Dr Yv Bonnier-Viger, président de l'Association des médecins spécialistes en santé communautaire du Québec, considère l'administration de fluorure comme une prescription d'un remède à la carie dentaire.

Il en fait même une prescription aux municipalités. Quant au Dr Réjean Hébert, notre ancien ministre de la Santé, il définit la fluoration comme «l'ajustement de la concentration en fluorure de l'eau potable... en recourant à des produits chimiques de traitement de l'eau, sources de fluorure, dans le but d'utiliser l'eau potable comme véhicule pour administrer ce fluorure pour prévenir la carie dentaire et en réduire l'incidence dans une population donnée, pour ainsi modifier la composition de l'émail dentaire (en fluoroapatite) pour la rendre plus résistante à la carie. C'est une mesure de santé publique.»

Dr Hébert reconnaît que la fluoration consiste en l'ajout d'un produit chimique de traitement de l'eau qu'on administre à des individus dans le but de prévenir une maladie. Il admet que ce produit modifie la composition d'un tissu pour lui donner une nouvelle propriété. Il admet toutes les conditions requises pour définir le produit servant à la fluoration comme étant un médicament.

Toutefois, le recours à un produit chimique de traitement de l'eau pour usage thérapeutique en prévention d'une maladie ou à des fins nutritionnelles chez l'humain doit être réglementé par Santé Canada. Or, Santé Canada ne classe pas les produits de fluoration pour un usage thérapeutique ou nutritionnel. Conséquemment, soit il y a usage illégal d'une substance dans un but thérapeutique par les autorités de la Santé, soit Santé Canada n'a pas pris ses responsabilités ni rempli son devoir de réglementer le produit comme médicament pour prévenir la carie dentaire.

Il y a duperie quelque part!

Devant une telle controverse entre les communautés médicales et scientifiques nous, citoyens et citoyennes, avons le devoir de bien s'informer sur ce traitement médical imposé qu'est la fluoration de notre eau potable et de prendre une décision éclairée dans le respect de notre santé et celle de nos enfants tout en ayant un souci de protéger de façon durable, notre environnement.

Moi, comme plus de 6000 citoyens à Trois-Rivières, je refuse la fluoration de l'eau potable!

Joan Hamel

Trois-Rivières

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