Des gens de chorale passionnés

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Le Nouvelliste

Avec ma chorale, nous sommes allés présenter un spectacle à la Résidence de la Saint-Maurice en espérant apporter un peu de bonheur aux personnes hébergées à cet endroit. J'y ai rencontré des gens qui ont partagé, d'une façon ou d'une autre, des pans de ma vie: des amies, des connaissances et même une ancienne copine de classe. J'ai ressenti une très grande tristesse en pensant qu'elles étaient entrées dans une lente et progressive nuit de la mémoire, où chacun de leurs souvenirs leur serait enlevé, effaçant du même coup les couleurs de leur vie.

Je me suis alors demandé si notre geste avait un sens et si, pour ces personnes en perte d'autonomie progressive de leurs fonctions mentales et de leur mémoire, une activité de loisir toute simple comme celle qu'on leur offrait pouvait leur apporter un bien-être palpable ou du moins un certain plaisir. Nous avons tendance à dire: pourquoi faire une activité de loisir avec ces personnes? Après quelques minutes seulement, elles ne s'en souviennent plus.

Cependant, pour avoir côtoyé une amie qui souffrait de cette terrible maladie, je m'apercevais qu'il se passait quelque chose lorsqu'elle éprouvait du plaisir. Même si elle ne se souvenait plus de l'activité en question, le sentiment de bien-être généré par ce loisir perdurait, j'en suis convaincue. Je pense que cela relevait d'un confort psychologique ancré profondément en nous. Ne sommes-nous pas créés pour le bonheur?

Ce qui me porte à croire qu'une telle chose peut se produire, c'est en faisant une analogie avec une situation désagréable; la peur, par exemple. Quelques minutes ou quelques heures plus tard, nous allons encore avoir le coeur qui débat. Alors pourquoi une activité simple et plaisante n'aurait-elle pas le même effet dans notre corps?

Bref, je conclus cette réflexion en affirmant que le spectacle qu'une chorale peut offrir comme divertissement est toujours bénéfique à qui que ce soit, et que les membres de la chorale eux-mêmes en retirent bien-être et joie. Je constate que l'enthousiasme de chaque membre de notre chorale a participé à la réussite de cette activité. Et pour ma part, j'ai pris vivement conscience de la chance que j'avais d'être en bonne santé et que ce serait faire offense à mon créateur que de ne pas apprécier et aimer la vie. Jusqu'à la fin de cette journée, mon âme a chanté des Alléluia!

Réjeanne Matton

Shawinigan

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer