Fluoration: informez-vous!

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Le fluor dans l'eau potable, un élément chimique, oui mais...

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Le Nouvelliste

En réaction à la lettre de Louis Perron «Un peu de bon sens», publiée lundi.

Votre attitude reflète celle d'une quantité incalculable de citoyens de Trois-Rivières, mais permet également de constater un problème qu'il faudrait régler avant de débattre de la fluoration: le manque d'informations.

De désigner la fluoration en écrivant: «[...] introduire cette chimie dans notre eau» est une erreur. Cette «chimie» s'appelle le fluor. En effet, c'est un élément chimique, tout comme l'oxygène, l'azote, l'or, le plomb et l'arsenic. Utiliser le nom de la discipline qui l'étudie pour le désigner ne fait qu'alimenter la peur et l'ignorance de la population.

«Chimique» n'est pas de vocabulaire dépréciatif, malgré l'impression que vous donnez. Dans un verre d'eau fluorée ou pas, la chimie est partout. Les molécules d'eau, l'état de celles-ci, les liaisons entre les atomes et entre les molécules... La chimie, c'est vaste, et ça ne veut rien dire dans le contexte dans lequel vous l'utilisez.

Le fluor est un composé chimique utilisé de façon très efficace et sécuritaire depuis de nombreuses décennies dans le monde de la médecine dentaire, et son utilisation dans l'eau potable est une mesure qui, selon Santé Canada, diminue de façon significative la quantité de caries développées chez la population à laquelle on en donne accès. De plus, vous êtes probablement au courant que Trois-Rivières est une ville où la quantité de ménages sous le taux de faible revenu est alarmante. Pour ces familles, qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts, économiser sur les soins dentaires est un avantage indéniable.

Dans le domaine de la santé, pour tous les traitements, il y a des risques. Pour juger si un traitement est bon, valable et digne d'être utilisé, il s'agit de faire la balance en termes de bénéfices et risques, afin de déterminer si le jeu en vaut la chandelle.

Je ne me prononce pas pour ou contre la fluoration de l'eau à Trois-Rivières, mais je me prononce en faveur de l'information. Avant de se prononcer aussi vivement sur un sujet de cette controverse, j'invite tous mes concitoyens à s'informer, à aller voir des conférences sur le sujet, à lire des livres, à en parler avec des intervenants de la santé, à questionner ceux qui prennent position, et à se renseigner d'une façon équivalente sur les bénéfices et sur les risques de la fluoration de l'eau.

Catherine Pronovost

Étudiante en Sciences de la nature Collège Laflèche

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