Nous, des crétins?

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Le Nouvelliste

Épineuse question que vient de poser le ministre Pierre Moreau. En d'autres termes, à qui les citoyens devraient-ils faire confiance ?

Suite à son élection, rapidement, le gouvernement libéral a placé toute la province dans un espèce de psychodrame des finances publiques sans précédent et a prescrit des remèdes de cheval pour tous les domaines de gestion; monde de l'éducation, monde de la santé, monde municipal, sans oublier le milieu des garderies et maintenant l'ensemble des employés de l'État. Dans tous les domaines, on ébranle des structures qui permettaient aux citoyens de partager le pouvoir décisionnel et participer à la gestion. De ce fait, on centralise pratiquement tous les pouvoirs au gouvernement du Québec. Progressivement, notre nouveau souverain, monsieur Couillard, prend le contrôle de presque toute l'activité civile et la clef de son succès s'apparente étrangement à des manoeuvres d'intimidation.

Revendiquant sa légitimité d'agir sur le fait d'avoir été élu, il lui serait important de se rappeler qu'il n'a jamais annoncé, lors de la dernière campagne électorale, que les réformes qu'il nous ferait subir seraient si rapides et auraient une telle ampleur. Discret, notre nouveau monarque confie les basses besognes à ses fidèles ministres (bien nantis eux de généreux fonds de pension) le soin de couper les fonds de pension des employés municipaux, d'ouvrir unilatéralement des conventions collectives qu'il avait lui-même signées et même menacer de mettre en tutelle les municipalités de la province en reniant la légitimité des élus municipaux de gérer les affaires de leur communauté.

Pendant ce temps, aucune création de richesse à l'horizon, aucun plan de relance économique.

Le mal qui ronge notre économie collective depuis des décennies, tel que démontré par la commission Charbonneau, n'est-il pas imputable aux politiciens et, notamment, à plusieurs du Parti libéral du Québec qui ont fermé les yeux sur la malversation qui a coûté des centaines de millions à la population? Ce sont eux qui ont, année après année, aussi garni les coffres du parti à même les fonds publics fournis par plusieurs de ces même entrepreneurs fraudeurs et malhonnêtes. Ce sont eux aussi qui, après avoir été les maîtres d'oeuvre d'une situation financière désastreuse, l'utilise pour renier leur propre signature apposée au bas de contrats (médecins, garderies, etc.).

De plus, comment taire sous silence les très généreuses primes de départ des amis, placés dans les hautes sphères de l'administration publique, qui souvent sont réembauchés à contrat par la suite pour présider ou être membre d'une commission dont le rapport sera tabletté? En abusant de la sorte du pouvoir législatif dans le seul but d'imposer une gestion centralisée, croyons-nous vraiment que cela nous protégera contre l'abus et la fraude? Il est temps d'envoyer un message clair au gouvernement du Dr. Couillard, les citoyens désirent être respectés, consultés.

Je préfère des structures décentralisées où j'y retrouve des couleurs locales et régionales.

Comme citoyen et non crétin, je préfère aussi la transparence du discours des élus municipaux à celui d'un élu provincial qui tente de me faire croire qu'une coupure d'une source importante de financement pour les municipalités peut se faire sans danger d'augmentation de taxes ou coupure de service.

Carol Côté

Trois-Rivières

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