Pas de nourriture sans agriculture

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Le Nouvelliste

Pas de nourriture sans agriculture. Je ne suis pas un adepte des slogans, mais force est de reconnaître que pour éveiller nos consciences, ces bouts de phrases ont souvent les punchs qui frappent l'imagination d'aplomb.

C'est dans Lanaudière que j'avais vu ce panneau qui m'a immédiatement rappelé que tout ce que j'avais la chance de manger était d'abord cultivé, organisé, cueilli par des gens qui s'y affairaient quotidiennement, avec rigueur et vocation. Et qui plus est, que c'était encore et toujours dans la ruralité, loin des villes et de notre confort de citadins, que tout ce travail valeureux était accompli par des femmes et des hommes de foi et d'humanité. Pour nous, citoyens urbains, il ne nous restait qu'à choisir dans tout l'éventail des victuailles bien présentées dans nos supermarchés.

Comme nous l'a dit l'ancien président de l'UPA et de Solidarité rurale, Jacques Proulx, le 10 décembre dernier, les politiciens libéraux (cette fois-ci) s'apprêtent à rayer du décor une autre réalisation de la communauté rurale; après la disparition des Caisses populaires, des écoles, la ruralité sera bientôt orpheline d'une institution qui se voulait fondatrice de notre pays.

Quelle erreur! Quel manque de vision! Quelle inconscience! Quelle aberration de gestion! À vouloir tout centraliser, on en oublie l'essentiel. Les citadins doivent réaliser plus que jamais que «Tant vaut le village, tant vaut le pays», nous dit Solidarité rurale. Si les trois quarts des citoyens du Québec n'ont pas 15 sous chacun par année à donner à celles et ceux qui favorisent le maintien d'une ruralité forte et vivante, alors faisons comme le gouvernement actuel, et laissons mourir Solidarité rurale. Mais si nous aimons nos villages et notre pays et toute la richesse qu'ils nous procurent dans nos assiettes et dans nos coeurs à tous les jours, peut-être qu'il faudrait que l'on y investisse un petit peu, juste un petit peu. Pour que l'humain soit conscient d'une réalité, ça lui prend souvent un électrochoc. Dommage.

François Champoux

Trois-Rivières

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