L'UQTR a-t-elle frappé l'iceberg?

À l'UQTR: un climat malsain.... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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À l'UQTR: un climat malsain.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Éric Chartier est professeur à l'UQTR en saine gouvernance des organisations publiques et privées ainsi qu'en performance organisationnelle. Il est candidat à la présidence du Syndicat des professeures et professeurs de l'UQTR.

Récemment, j'ai effectué quelques déclarations dans les médias afin de dénoncer le climat malsain organisationnel et l'intimidation qui règne auprès de ceux qui osent dire tout haut ce que manifestement certains dirigeants et administrateurs de l'UQTR tentent de cacher. Nous parlons pourtant d'argent public! Je suis profondément indigné, comme professeur en gouvernance, d'entendre régulièrement l'administration Ghazzali affirmer qu'elle préconise la transparence.

Ainsi,

° Comment justifier de façon transparente aux citoyens le nombre anormalement élevé de discussions à huis-clos depuis l'arrivée en poste de madame Ghazzali, en 2012, et de la présidence de Yves Tousignant?

° Comment justifier de façon transparente aux citoyens les lettres d'ententes confidentielles signées par un vice-recteur par intérim, dans des contextes qui laissent plus que songeur comme c'est le cas, par exemple, avec cette entente de 182 000 $ octroyée à une ex-cadre tout juste avant et après un procès? Ces fonds publics n'auraient-ils pas dus être investis dans l'enseignement, la recherche et les services à notre collectivité à Trois-Rivières?

° Comment justifier de façon transparente aux citoyens que le comité des affaires budgétaires a recommandé l'augmentation de la marge de crédit de 18 à 30 millions de l'UQTR? De plus, comment justifier que la présidente de ce dit comité occupe le poste de directrice du développement des affaires chez l'institution financière prêteuse?

Rappelons que la saine gestion universitaire de notre ancien recteur Ghislain Bourque et son équipe diligente aux finances, sous la saine gouverne de René Garneau, avaient laissé une marge de crédit de zéro, selon les états financiers au 30 avril 2011 de notre institution. Étrange qu'après la venue de cette nouvelle haute direction, notamment imposée de Québec, que l'on paie maintenant les charges courantes sur la carte de crédit de notre université... A-t-on priorisé les bonnes choses à l'UQTR?

° Comment justifier de façon transparente aux citoyens qu'un conseil d'administration puisse faire fi de la recommandation de son comité d'éthique et de déontologie, dont faisait partie une avocate expérimentée, un brillant ingénieur et un administrateur éthique de collège, qui après plus de vingt réunions, a recommandé unanimement la destitution de la rectrice Ghazzali, le 21 mai 2013? Et pourquoi avoir utilisé encore le huis-clos pour ce faire?

La réaction du président du conseil d'administration et homme public, Yves Tousignant, à ce sujet est plus que discutable et troublante. Notre quotidien de Trois-Rivières, le journal Le Nouvelliste du 25 novembre 2014, rapportait les propos suivants: «Le président du CA indique que «l'histoire de mai 2013», qui avait failli causer la destitution de la rectrice «est de l'histoire ancienne», dit-il. «Il y a eu une décision de prise. Tout s'est fait à huis-clos», dit-il. Il y a eu rejet de la recommandation du comité d'éthique et on passe à autre chose», conclut-il.

° Comment justifier de façon transparente aux citoyens qu'une présidente d'un syndicat siège comme membre du conseil d'administration de notre université? Quel chapeau porte-t-elle lorsqu'elle prend des décisions pour l'université?

° Comment justifier de façon transparente aux citoyens que le service des finances de l'UQTR n'a pas encore fourni les informations budgétaires détaillées de l'année 2013-2014 à mon syndicat, le SPPUQTR, et ce, en vertu de l'article 3.18 de notre convention collective des professeurs?

° Comment justifier de façon transparente aux citoyens que le président, parlant au nom du conseil d'administration, a minimisé sur les ondes de Radio-Canada, la présence du vérificateur général du Québec à l'UQTR?

Décidément, l'image qui me vient en tête pour définir les réactions du conseil d'administration est celle des membres de l'orchestre sur le Titanic: ils continuent à jouer pendant que le bateau coule.

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