Où s'en va le Québec?

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Le Nouvelliste

Nous avons appris le 12 novembre dernier que les cégeps et universités du Québec vont devoir réviser leur budget. En effet, notre gouvernement met encore des bâtons dans les roues de l'éducation en coupant davantage dans l'argent qui leur est attribué.

Je croyais qu'il était clair pour tout le monde que l'éducation est une priorité. Cependant, quelqu'un a oublié de le dire à monsieur Bolduc. Notre ministre de l'Éducation n'a visiblement pas la même vision que la majorité des Québécois.

Le but d'un gouvernement n'est-il pas de faire tout en son pouvoir pour veiller à la prospérité de la province? Or, les coupes infligées au système de l'éducation vont à l'encontre de ce but. Les cégeps devront restreindre la diversité des cours offerts et réduire leur corps professoral, tandis que les universités ne pourront plus financer leurs recherches autant qu'elles le font actuellement.

Les innovations qui proviennent des recherches universitaires sont pourtant indispensables à l'économie du Québec. Elles sont ce qui nous permet de rester à jour face aux changements du marché mondial. Une grande partie de l'innovation technologique du Québec est le fruit de ces recherches subventionnées. De plus, si l'on coupe dans le système d'éducation, les institutions devront trouver un moyen de récupérer ces montants perdus. Les frais de scolarité devront peut-être être augmentés. À voir le printemps érable, ce n'est peut-être pas une bonne idée.

Il a été prouvé que l'investissement dans l'éducation était très rentable pour une société. Chaque dollar investi pour un élève rapporte, en moyenne, au moins le double. Selon l'OCDE, une des meilleures façons de se sortir d'une crise économique, c'est d'investir dans l'éducation. Même si nous ne nous trouvons pas en état de crise au Québec, la preuve est faite que l'éducation est rentable, selon le cas, à moyen et long terme. Il y a une forte corrélation entre le niveau d'études et le salaire annuel, et il est facile d'affirmer qu'une personne qui a un salaire élevé dépense plus et contribue de ce fait davantage à l'économie. Couper l'éducation de la jeunesse québécoise, c'est empêcher cette jeunesse de participer activement à l'économie de la province.

L'un des devoirs primordiaux du gouvernement est de travailler pour le bien du peuple. C'est bien pour cela que l'on vote pour eux, non? Je serais curieux de faire un vote pour savoir combien de gens ont voté pour cette campagne d'austérité. Est-ce que réduire les budgets de nos institutions scolaires est une façon de faire le bien de la population? Est-ce que l'atteinte de l'équilibre budgétaire est si pressante, comme l'affirme le PLQ? La réponse est non, alors pourquoi ne pas s'y prendre autrement?

Le Parti libéral de l'Ontario a compris que les coupures ne sont pas la bonne ni la seule chose à faire, et qu'investir au lieu de couper pour atteindre l'équilibre fiscal est plus humain. Leur but est le même que celui du Parti libéral du Québec, mais les libéraux ontariens jugent qu'il n'est pas impératif de l'atteindre le plus vite possible. Pourquoi ne pas faire comme eux? Encourageons l'éducation de la relève québécoise pour que nous grandissions tant sur le plan personnel qu'en tant que société.

Jasmin Comeau-Périgny

Étudiant au Collège Laflèche

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