Yves Dufresne, un homme inspirant

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Le Nouvelliste

Sous la plume de la journaliste Isabelle Légaré, un article rafraîchissant en ce samedi matin plutôt terne. À l'âge vénérable de 93 ans, le dentiste Yves Dufresne pratique encore sa profession avec fougue et passion. Il avoue même candidement assister aux formations offertes chaque mois par la Société dentaire de la Mauricie-Bois-Francs. Quel exemple de vitalité! Son épouse, aujourd'hui décédée et que j'ai eu le bonheur de rencontrer à quelques reprises, avait cette même vitalité et en plus, une simplicité et un charme fou.

En savourant mon premier café, je me suis mise à sourire en pensant à toutes les personnes qui me demandent avec un soupçon d'ironie parfois: mais quand vas-tu prendre ta retraite? Car, évidemment, j'ai un tout petit peu plus de 65 ans! C'est à mon avis une décision très personnelle et contextuelle. La productivité en fonction de l'âge demeure une question complexe. Le vieillissement, c'est un processus physiologique variable et bien sûr réversible.

Une panoplie de facteurs intrinsèques et extrinsèques influence les comportements de toute personne active en milieu de travail. Son milieu de travail, les normes sociales, le contexte économique et démographique influencent la décision ou non de demeurer au travail, et ce, peu importe son âge. La régulation de toutes les conditions liées à l'organisation d'une activité relève aussi d'une génétique. Mon père était toujours sur le marché du travail après ses 70 ans. Toutes les conditions étaient propices à son perpétuel épanouissement, son éternelle jeunesse et sa propension aux relations interpersonnelles. C'était un besoin viscéral pour lui, ce dont, d'ailleurs, j'ai hérité. Il ne faut pas nuire à notre santé, mais nous savons tous qu'après 65 ans, chacune des parcelles de notre corps nous rend visite parfois. Si, au réveil, aucun muscle ne se manifeste c'est que probablement nous sommes morts. Alors, bougeons, agissons, poursuivons nos passions, nos rêves et ma foi, vivons jusqu'au bout de la route qui nous sera accordée!

Dr Dufresne, vous avez toute mon admiration. La poursuite des activités professionnelles est bien sûr conditionnelle au maintien de la santé physique et psychologique, mais quel moteur de longévité que de poursuivre passionnément ce qui nous rend heureux.

De nombreuses personnes ont poursuivi leur carrière tout en perfectionnant leurs acquis dans leur secteur spécifique. Il est réconfortant de vous savoir alerte et passionné, Dr Dufresne. Le travail n'abrège pas nos jours, c'est l'ennui et l'absence de défis qui sclérosent et tuent parfois notre joie de vivre.

Vous m'avez incitée encore davantage à poursuivre mon éternelle passion du travail.

Céline Tessier

Trois-Rivières

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer