N'abandonnez pas cette oeuvre!

L'évêque du diocèse de Trois-Rivières, Mgr Luc Bouchard.... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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L'évêque du diocèse de Trois-Rivières, Mgr Luc Bouchard.

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Le Nouvelliste

Lettre à monsieur l'évêque du diocèse de Trois-Rivières.

«Quiconque vous donnera à boire un verre d'eau en mon nom...», qui a dit ça déjà il y a 2000 ans? Votre Jésus, dont vous vous réclamez, monsieur. S'il y a quelqu'un qui l'a bien compris et qui l'a mis en pratique surtout, c'est bien monsieur l'abbé Jocelyn Robichaud, aumônier et fondateur du Foyer des Marins.

Son verre d'eau prend la forme de vêtements chauds, de service de transport chez le médecin ou le dentiste, de possibilité d'entrer en contact avec leurs familles pour tous ces marins isolés, souvent mal traités et peu reconnus comme êtres humains. Mais c'est surtout, surtout un accueil chaleureux, sans jugement, d'humain à humain, sans égard à la race et à la religion.

Bien que non croyante, j'ai travaillé aux côtés de monsieur Robichaud pendant quelques années comme membre bénévole du conseil d'administration du Foyer des Marins. J'éprouve une profonde admiration non seulement pour cet homme, mais aussi pour son oeuvre qui représente à mon avis l'essence même de ce que devraient être les valeurs d'entraide, d'accueil et de compassion véhiculées par votre Église, mais qui transcendent les religions en rejoignant l'humanité des individus.

Si vous êtes resté sourd aux demandes faites par les dirigeants du Foyer et du Port, je vous demande de justifier publiquement votre décision. Quand un curé prend sa retraite, vous ne fermez pas la paroisse, que je sache. Vous vous préoccupez de ses ouailles, vous les soutenez, vous trouvez des solutions... La paroisse de l'abbé Robichaud, c'est le port et toutes ces âmes qui y circulent en toutes saisons, qui ont besoin de chaleur humaine et qui la trouvent chez nous grâce à lui et à toute son équipe de bénévoles.

Quand vous aurez vu pleurer un marin qui reçoit un sac à Noël, rempli de choses essentielles comme un foulard et des mitaines tricotées à la main, de la crème à raser et un savon... alors vous comprendrez peut-être le sens profond de mots comme oecuménisme, bonté et humanité.

C'est la grâce que je vous souhaite, monsieur l'évêque, en espérant que vous reviendrez sur votre décision et que vous n'abandonnerez pas une oeuvre aussi éminemment utile et remplie de sens profond. Au Vatican, il doit bien y avoir quelques ostensoirs devenus inutiles qui pourraient être vendus pour 20 000 $?

Louise Hamel

Trois-Rivières

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