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Le Nouvelliste

Madame Marois et ses ministres se sont empressés d'aller en élections après 18 mois d'exercice du pouvoir, pourtant élus pour un mandat de quatre ans. Intrépides, ils cherchaient une majorité. Refusée! Peu m'importe la vraisemblance des raisons.

L'ancien gouvernement menait le Québec avec moins d'insolence que les deux trios médico-financiers présentement au pouvoir. Il ne cherchait pas à détruire le modèle québécois de soutien aux moins favorisés. La terre d'Amérique la plus égalitaire (ou la moins inégalitaire) entre les individus.

Aujourd'hui, chute aux enfers. Je suis tombé sur une déclaration et une étude. Monsieur Leitao (économiste et ministre des Finances): «Ce n'est pas seulement à l'État de fournir les services publics, ce pourrait être par la privatisation ou la sous-traitance qu'on y arriverait... ce qui compte c'est la livraison des services à la population peu importe qui livre.»

Il se dédira le lendemain. Rien sur la qualité des services. Il aurait pu ajouter qu'une entreprise intéressée à acheter des domaines de services publics le fait uniquement pour du profit. Profits privés sur du service public de taxes et impôts?

Privatisations: on n'a pas élu de gouvernement là-dessus. Pas dans la campagne électorale, les privatisations. Pas plus que l'autre gouvernement n'avait été élu pour une charte. Mais ça n'arrête pas: SAQ, Hydro-Québec, santé, éducation. Mais là, il faut parler des PPP (Partenariat Public Privé) comme les chantiers du CHUM et du CUSM.

L'Institut de recherche et d'information socio-économiques vient de publier une étude; le gouvernement pourrait économiser jusqu'à quatre milliards s'il rachetait les contrats des deux hôpitaux universitaires construits actuellement en PPP... alors qu'il faut trouver 3,2 milliards d'économies.

Le gouvernement a même refusé de révéler le montant du loyer annuel que devront payer les deux hôpitaux universitaires à leur partenaire privé pendant 30 ans. Méchante transparence! Y aurait-il des pénalités prévues en cas de rachat? Tout ça pendant que le Royaume-Uni et la France rachètent les contrats en PPP qui coûtent trop chers aux contribuables (La Presse).

Les contraintes du quotidien et le manque d'argent anesthésient la population. Qui se souvient du montant qu'on s'est fait voler annuellement depuis 2002? À Québec, dans les ministères, les contrats, dans les municipalités, les firmes d'ingénierie, les entrepreneurs et autres, chaque année, on cause de beaucoup de millions... qui font des milliards. Serait-on en crise si ces milliards étaient demeurés dans les coffres de l'État pour être ensuite redistribués?

En Occident, les pays suivent les politiques directives de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et de l'OCDE. Tous, depuis 2009, ont voulu des politiques d'austérité pour les populations (Grèce, Portugal, Espagne, France, Irlande...).

Mais, maintenant, ils affirment que «l'austérité risque de tuer la reprise et la croissance» (Christine Lagardère du FMI). Les États-Unis ne sont pas allés dans l'austérité, mais dans l'intervention et ça leur rapporte; la reprise va bien, leur Bourse aussi. Mais, pour nous ce sont les rois du micmac qui sont là sans qu'on puisse les déranger. Triste!

Jean-Claude Soulard

Trois-Rivières

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