Hérouxville: assez c'est assez!

André Drouin... (Photo: Érick Labbé)

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André Drouin

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Le Nouvelliste

Hier, les citoyens du Québec avaient droit encore une fois à une déclaration pour le moins incendiaire et absurde de la part d'André Drouin, ancien conseiller de la municipalité d'Hérouxville.

En effet, ce dernier affirmait que nous devrions fermer les mosquées du Québec pour une période temporaire en réaction à la fusillade survenue à Ottawa la semaine dernière.

L'agence QMI indiquait également que monsieur Drouin était co-auteur du code de vie d'Hérouxville tout en prétendant que je possède un lien d'amitié avec ce dernier, en ayant été l'autre co-auteur.

Or, il serait temps que tous les Louis Cloutier de ce monde (journaliste de CHEM-TV de Trois-Rivières) comprennent que je n'ai jamais été co-auteur de ce code de vie. Qui plus est, je n'ai jamais été l'ami de monsieur Drouin malgré la proximité de nos liens.

J'étais le webmestre de la municipalité et le côtoyait donc régulièrement. Point. D'ailleurs, à sa demande, au début 2007, j'ai aidé ce dernier à mieux exprimer son point de vue en corrigeant les textes qu'il me faisait parvenir par courriel. Je dois avouer qu'étant très jeune retraité, j'avais le temps de suivre ses péripéties.

C'est d'ailleurs à cette occasion, une fois la tornade médiatique de février 2007 passée, que je commettais et publiais le livre «Le syndrome Hérouxville ou les accommodements raisonnables».

Mais encore, toujours à la demande de monsieur Drouin, j'allais produire la première partie du mémoire déposé à la commission Bouchard Taylor. Ma participation personnelle à ce document devait se limiter à alerter les Canadiens des dangers d'une Charte canadienne des droits et libertés de la personne privilégiant au plan juridique la primauté à Dieu.

Mais voilà que lors de notre présentation du mémoire à Trois-Rivières, Gérard Bouchard allait m'indiquer qu'il voyait deux mémoires en un dans ce mémoire. Il ajoutait qu'un nuisait à l'autre faisant allusion au texte commis par monsieur Drouin et intitulé «Mode de vie des Québécois».

C'est à ce moment que j'ai compris toute l'ampleur de cette saga. C'est alors que quelques mois plus tard, j'allais mettre un terme à mon association avec monsieur Drouin. J'avais compris que les objectifs de ce dernier ne pouvaient être compatibles avec mon mode de pensée. Je ne pouvais pas endosser son intolérance envers la communauté musulmane.

Nous étions au début 2008. Avec tout le recul que j'allais m'accorder, j'allais constater que l'usage qu'avait fait monsieur Drouin de son rôle de conseiller pour mousser ses interventions auprès des médias demeurait au plan éthique tout à fait inacceptable. Les citoyens et citoyennes d'Hérouxville me semblaient avoir servis d'appâts.

Voilà autant de motifs pour lesquels, en tant que représentant des citoyens et citoyennes de la municipalité d'Hérouxville, je me dissocie des propos nettement insensés et, ma foi, xénophobes tenus par monsieur Drouin. Je ne peux tolérer davantage qu'Hérouxville soit associée bien malgré elle à toute cette saga.

D'ailleurs, je blâme fortement ceux et celles parmi les médias qui tentent encore aujourd'hui de publier de telles salades qui n'ont pour but que de nourrir la controverse et faire vendre une page jaune de plus.

Si je suis devenu maire en 2009, c'est pour que la municipalité d'Hérouxville demeure ce qu'elle a toujours été: accueillante et tolérante. On n'a pas le droit de lui prêter un discours qui n'appartient qu'à un individu en mal de sensations.

Bernard Thompson

maire d'Hérouxville

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