L'indépendance pour le mieux-être des Québécois

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Le Nouvelliste

En réaction à la lettre de Gilles Bergeron qui se demande pourquoi «les Péladeau, Lisée, Drainville, etc., s'acharnent toujours à vouloir l'indépendance du Québec».

Ils ont, contrairement à vous monsieur Bergeron, la conviction que le Québec se porterait mieux s'il était indépendant, s'il pouvait voter toutes ses lois, gérer tous ses impôts et signer tous ses traités.

Ils considèrent que c'est le plus bel héritage à laisser à leurs descendants.Ils sont conscients que nous avons tout ce qu'il faut pour devenir un pays, tant par la grandeur de notre territoire, de notre population, de nos ressources et ils savent que l'indépendance est essentielle pour protéger notre langue et notre culture.

Ils commencent à démystifier des peurs souvent entretenues pour faire échec à l'indépendance du Québec, comme les transferts fédéraux aux provinces et la péréquation. Stéphane Gobeil dans son livre Un gouvernement de trop, paru en 2012, a démontré qu'un Québec indépendant, tous transferts fédéraux compris, incluant la péréquation, sauverait annuellement 2 milliards $. Rappelons que ce sont des montants de l'ordre de 48 milliards $ que le Québec verse annuellement à Ottawa.

Quant à cette vieille peur de perdre la pension de vieillesse et le supplément de revenu garanti, qui fut largement utilisée par le camp du non lors des référendums de 1980 et 1995, il faut rappeler que ces sommes proviennent directement des montants que le Québec achemine à Ottawa, et que dans un Québec indépendant nous allons garder et gérer tous nos impôts qui serviront entre autres au paiement de la pension de vieillesse et du supplément de revenu garanti.

Les récentes données en terme de richesse des pays placeraient le Québec parmi les 20 % les plus riches au monde. Le PIB par habitant, au Québec, nous situe au même niveau que la France, l'Angleterre, l'Italie, l'Espagne, la Nouvelle Zélande et le Japon.

Un Québec indépendant se devra d'assumer autour de 20 % de la dette fédérale; il faudra tenir compte aussi du partage des actifs, ceci devient très complexe et fera l'objet de négociations après la déclaration de l'indépendance du Québec. Il faut bien savoir que nous payons déjà une partie de cette dette fédérale par les impôts que nous acheminons à Ottawa, ceci ne serait donc pas un nouveau fardeau fiscal si nous étions indépendants.

Actuellement, nous sommes à la merci des décisions prises par le gouvernement fédéral. Ainsi, dans la décision de la construction des navires de guerre de l'ordre de 35 milliards $ (sans l'obtention d'aucun contrat pour le Québec) environ 20 % de ce montant est financé à même les impôts que le Québec envoie à Ottawa; dans cet exemple, c'est donc 7 milliards $ que nous aurions sûrement utilisé autrement dans un Québec indépendant.

Il en est de même pour les 10 milliards $ investis dans l'industrie automobile de l'Ontario et pour toute décision engageant des sommes importantes hors Québec. C'est seulement dans un contexte d'indépendance que le gouvernement pourra investir selon les intérêts et les valeurs de notre population québécoise.

Et ce qu'il y a d'intéressant et de stimulant à travailler pour l'indépendance du Québec, c'est de savoir que nous pourrons, en prenant part entière à des discussions dans des organisations internationales, que ce soit l'ONU, l'UNESCO, l'OCDE, etc., avoir une influence sur des dossiers internationaux tels la protection de l'environnement, le changement climatique, l'utilisation des énergies renouvelables, etc. (dossiers peu importants pour le gouvernement fédéral).

Je termine sur cette citation récente de Pierre Karl Péladeau: «Notre territoire québécois appartient aux Québécois et ce ne sont plus les autres qui vont décider pour nous».

Marc Bournival

Saint-Étienne-des-Grès

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