Attention au ménage!

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette... (Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne)

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Le ministre de la Santé Gaétan Barrette

Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

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Le Nouvelliste

Au Québec actuellement, un vent de coupes draconiennes dans nos acquis publics d'une société plus humanitaire est en voie d'un nouvel épisode: le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, en est le fier porteur du flambeau et de notre drapeau.

Il y a des docteurs, il y a des éboueurs, il y a des poètes, des écrivaines, il y a des infirmières et des infirmiers, il y a des entrepreneurs, des concierges, des pharmaciennes et des caissiers, il y a des policières et des pompiers, des ménagères et des architectes, des vendeuses de chaussures et il y a plein de gestionnaires cadres et non cadres. Qui peut vraiment dire qu'il y a des personnes qui ne servent pas la société?

Les monteurs de ligne d'Hydro-Québec, à moins 30 degrés Celsius, qui réparent adéquatement les bris sont-ils plus importants que les cadres qui gèrent les budgets serrés pour bien les approvisionner à la réparation? On l'aime bien notre énergie électrique et on les paye les coûts d'une source d'énergie très bien venue tous les jours du matin au soir, et du soir jusqu'au matin.

Et de même dans ces réseaux de la santé; peut-on imaginer des ruptures de stock pour que nos spécialistes à la santé puissent opérer et nous ressusciter? Qui est assurément le plus important? Il y a pourtant bien longtemps qu'il fut établi que sans le bon fonctionnement de chacune des parties du corps, le dérèglement d'un seul sphincter y sonnera bientôt sa mort.

Difficile de tirer les pierres pour lapider l'impur, le vrai, le paresseux qui ne fait pas bien son travail pour le salaire qu'on lui octroie.

Faire le ménage, oui bien sûr, nous en faisons toutes les semaines. Mais si c'est au prix de créer du chômage, sommes-nous vraiment gagnants? Si c'est au prix de créer davantage de chaos qu'il y en existe, ou encore, pour favoriser le privé et davantage d'emplois précaires ou à conditions moindres, sommes-nous vraiment gagnants? C'est bien, les économies, mais il y a la juste mesure, n'est-ce pas?

Qui peut dire avec assurance et certitude que celle-ci ou celui-là ne sert à rien? Nous devons tous faire notre examen de conscience afin de nous juger indispensables ou inutiles, sous payés ou voleurs! Que nous soyons fonctionnaires ou actionnaires, c'est de notre conscience personnelle que nous devons porter le jugement à savoir si notre existence sait se rendre altruiste ou par trop égoïste.

Et si l'on se demandait plutôt que faire du ménage à grands coups de balai aveugles dans les coûts, comment puis-je être plus efficace dans mon rôle de...? Au prix que je coûte à la communauté des femmes et des hommes de ma société, puis-je être plus efficient et efficace?

Même avec les désolantes révélations de la commission Charbonneau, nous avons encore le coeur d'aller travailler; il ne faut pas tuer cette fierté.

Vive le grand manitou qui saura faire le bon ménage et faire émerger cette société que nous souhaitons pour tous: imparfaite certes, mais meilleure en qualité de vie.

Alors nous serons fiers de notre Québec et de son drapeau, car nous serons fiers de nous, chacun de nous. On n'appelle pas ça de l'angélisme; on appelle ça de la gestion et la fierté d'une nation.

François Champoux

Trois-Rivières

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