Non, le débat sur la fluoration n'est pas clos

Débat sur la fluoration: la population est muselée.... (Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Débat sur la fluoration: la population est muselée.

Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

En réaction à l'éditorial de Ginette Gagnon «Un cas de harcèlement».

Votre récente chronique qualifiait de harceleurs les membres de la CTETS, j'attribue vos propos à une méconnaissance du dossier. Voici une analyse fondée sur les faits réels. Le Conseil ayant pris, sans obligation, la décision de fluorer l'eau, c'est donc lui qui en est imputable.

Ce n'est pas la validité du vote démocratique pris par les conseillers qui est en cause, c'est la non-consultation et la désinformation qui le sous-tendent.

Entre une municipalité qui renvoie les citoyens au gouvernement sous prétexte qu'il est le promoteur et un ministère qui les renvoie au municipal sous prétexte que l'eau relève des municipalités, le citoyen n'a aucune place dans ce cul-de-sac d'incommunication. Quelle façon vicieuse de museler la population! Prétendre comme le maire et la DSP que tous ont pu s'exprimer devant la commission-bidon sur la fluoration est biaisé. Entre s'exprimer et être écouté, il y a un monde!

Extrait du mandat du Comité d'éthique de l'Institut national de santé publique : « Le projet soumis au CESP s'inscrit dans une stratégie nationale de promotion de la fluoration de l'eau potable qui vise à trouver des appuis, mobiliser les partenaires... ces (consultations)... demeureraient essentiellement des lieux où les participants s'informeraient et rectifieraient certaines de leurs croyances peut-être fautives à propos de la fluoration...» En d'autres mots, nous ne tiendrons compte de votre avis que si vous êtes d'accord avec nous! Vous n'êtes pas naïve au point de croire que le maire ignorait la nature et l'issue de cette consultation-bidon.

Considérant que plusieurs des 27 mémoires contre furent présentés par des sommités scientifiques et professionnelles qualifiant la fluoration d'inefficace, nuisible et illégale, la population est justifiée d'exiger des élus des explications sur leurs motifs pour lui imposer un traitement médical coercitif, sans consultation ni consentement, tel que la Cour suprême du Canada a défini la fluoration.

Pourquoi le maire a-t-il refusé de profiter des élections municipales pour consulter les Trifluviens à peu de frais avec un échantillon représentatif de la population par l'ajout d'une question: pour ou contre la fluoration?

À défaut de consultation, la population a droit aux explications. Les questions des citoyens, le Conseil avait le devoir de les poser lui-même avant de prendre une décision à la légère sur un coin de bureau lors de tractations politiques et financière secrètes. Le maire affirme que le débat est clos alors qu'il n'a jamais eu lieu autrement qu'en vase clos et sous la gouverne partiale de commissaires et d'un maire pro-fluoration.

Plusieurs centaines de milliers de dollars en contrats aux entrepreneurs locaux sur le bras de tous les Québécois, ça motive son maire plus qu'une consultation populaire!

En démocratie, seuls les citoyens peuvent décider si un débat est clos.

La pétition de la CTETS et le forum public qu'elle souhaite organiser sont des initiatives citoyennes démocratiques visant à faire le boulot que le conseil n'a pas fait: débat réel et consultation publique. Les signataires et participants seront-ils accusés de harcèlement d'élus?

Si le conseil se croit légitimé de déroger aux lois, aux chartes et à la jurisprudence, qu'il révèle ses références légales plutôtque d'entretenir le doute par son mutisme et l'entêtement du maire à refuser tout dialogue sur le sujet.

Ne considérez-vous pas que des citoyens qui croient leurs élus sur le point de commettre une action illégale, volontairement ou non, ont le devoir de les interpeller et même de dénoncer ce comportement?

Je ne comprends pas que vous considériez très responsable ce déni de démocratie, cette négligence d'investigation, ce refus catégorique de consulter les citoyens et de répondre avec rigueur et transparence à leurs questionnements et inquiétudes légitimes. Je ne comprends pas que vous n'ayez pas consulté la CTETS pour connaître ses véritables motifs avant de la vilipender publiquement.

Espérant que vous apprécierez cette opportunité d'approfondir le dossier et que vous réévaluerez votre position sur la démarche de la CTETS,

Robert Duchesne

Trois-Rivières

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