Le droit d'être écouté

Le conseil municipal de Trois-Rivières n'a pas voulu... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Le conseil municipal de Trois-Rivières n'a pas voulu entendre lundi dernier les opposants à la fluoration de l'eau.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

Le 17 mars dernier, j'ai assisté au conseil municipal. J'ai patiemment et respectueusement attendu jusqu'à la période de questions orales. J'espérais ainsi exercer mon devoir de citoyen de la seule manière qui m'est disponible puisque aux yeux de la politique, je n'existe pas.

En effet, je n'ai que 15 ans. Malgré cela, je souhaitais de tout coeur me faire entendre ou du moins être respecté. Finalement, je n'ai jamais eu l'occasion de poser cette fameuse question, ni même de me présenter. Comme je crois en une politique ouverte, verte et en un avenir fort et fier, je vais tout de même vous présenter ma question. J'aimerais beaucoup avoir une rétroaction de votre part, si ce n'est que pour encourager la jeunesse à poursuivre ses rêves, ses passions.

Je suis inquiet depuis le 3 février dernier. La décision prise ce même soir au conseil municipal au sujet de la fluoration de l'eau potable me trouble fort. Dû à mon jeune âge, je suis probablement le défenseur d'une eau potable saine qui boira cette eau fluorée le plus longtemps. De ce fait, je crois avoir le droit d'être entendu. Je veux être rassuré, la jeunesse veut être rassurée, les citoyens de votre ville veulent être rassurés. Pensez à moi, pensez aux jeunes, pensez à vos citoyens de demain!

Ma question: j'aimerais que les conseillers ayant voté pour la fluoration de l'eau me donnent leurs motivations, m'expliquent leur décision, puisque les conseillers contre la fluoration se sont tour à tour exprimés sur cet enjeu éthique, environnemental et sanitaire. Pourriez-vous m'expliquer à moi, un simple jeune, un citoyen de demain, la raison derrière votre choix?

À aucun moment durant cette première participation, de coeur et d'âme, à ce conseil municipal, je ne me suis senti écouté, ni même respecté. Je ne souhaitais que donner mon avis, me faire entendre, être encouragé dans cette démarche qui m'a pris beaucoup de courage et de préparation. Par ce geste de non-respect, je me suis senti détruit, cloué au sol. Vers quoi puis-je me tourner lorsque ma propre ville me tourne le dos?

Je n'abandonnerai pas cette cause, au contraire; par cette action, vous avez attisé cette flamme au fond de moi, cette flamme pour une politique vraie, ouverte, verte et qui croit en ses jeunes. Bien sûr, rien ne vous oblige à me répondre, mais je souhaiterais avoir un signe de votre part, un signe de votre intérêt envers la jeunesse, envers vos citoyens de demain.

Simon Hamel-Genest

Trois-Rivières

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