Consolez-vous!

Partager

Le Nouvelliste

Dans sa lettre du 19 janvier parue dans cette chronique, Dany Carpentier du Festival urbain se désole de l'iniquité dans l'aide financière que la Ville de Trois-Rivières accorde à ses différents festivals. Consolez-vous, monsieur Carpentier, au moins vous recevez de l'aide même si elle s'avère insuffisante.

La différence est beaucoup plus grande quand on regarde l'aide que procure la Ville de Trois-Rivières à ses festivals; j'ai calculé 1 334 200 $ en 2012 seulement, selon votre lettre, par rapport à l'aide que plusieurs municipalités rurales accordent à leurs événements.

Seulement au niveau de l'organisation, je ne connais pas de festival à Trois-Rivières qui n'a pas au moins une permanence et un bureau. Dans les municipalités rurales, c'est la plupart du temps dans leur cuisine que les bénévoles font de l'organisation d'événements.

N'allez surtout pas penser que nos clientèles sont locales. Selon la thématique et les modes de promotion, la provenance des visiteurs peut être très étendue. À la Fête des Moissons deSaint-Maurice, nous faisons un sondage à l'accueil des personnes. Plus de 75 % de celles-ci viennent de l'extérieur de la région et plusieurs en profitent pour y rester une deuxième journée en visitant, par exemple, la Cité de l'énergie.

Dans notre village, les 18 et19 août dernier, le restaurant voisin affichait complet et nous avons souvent répondu à la question: «Où se trouve le dépanneur»? Alors l'iniquité à Trois-Rivières, bien que réelle, est bien relative quand on la compare au contexte régional.

À la Fête des Moissons, nous n'avons jamais reçu plus de 300 $ d'aide directe en 14 ans; en 2012, à l'occasion des célébrations du 175e anniversaire de fondation de la municipalité, rien du tout! Je vous invite à lire les dossiers de presse sur le sujet qui soulignent les mérites «de notre animation à caractère historique». Pourtant, notre organisme sans but lucratif fait son assemblée générale annuelle et rend public son bilan.

Alors, monsieur Carpentier, quand je me regarde je me désole, quand je me compare, je me console. Je vous souhaite de recevoir votre juste part pour votre événement et qu'il en soit de même pour tous les festivals et fêtes de la Mauricie.

Jean Guilbert

Coordonnateur bénévole pour la Fête des Moissons Et ex-titulaire du cours «coordination d'événements» au Collège Laflèche.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer