Et puis finalement...

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Le Nouvelliste

Et finalement? Où en sommes-nous? Pour un souverainiste comme moi, la situation actuelle a quelque chose d'un peu beaucoup triste.

J'ai appuyé les carrés rouges, et avant de me traiter de pauvre de la gauche, fouteur de trouble qui ne veut pas payer, sachez que je ne demande pas de prêts et bourses parce que je gagne suffisamment pour aller à l'université.

Je crois simplement en l'éducation gratuite au Québec. Mais comme les Québécois sont friands de gros titres, nous avons vite oublié que la rue n'avait pas seulement été la rue de l'ASSE, mais aussi la rue de professeurs, de comptables, d'entrepreneurs, de professionnels, et bien d'autres, venus appuyer une cause et non pas venus appuyer des événements malheureux qui ont retenu l'attention bien plus que l'ampleur du mouvement en soi. Ouf, toutes ces injures, contre ces jeunes gâtés, trop jeunes pour comprendre.

Puis, nous avons eu, en septembre 2012, des élections provinciales. Je le souligne, puisque seulement la moitié des électeurs exercent leur droit de vote, je me dis que peut-être ne savent-ils pas que le gouvernement a changé. Il s'en est fallu de peu, par contre, plusieurs étant trop gênés de dire que leur vote irait au Parti libéral, un parti entaché, certainement, mais pas assez, il faut décidément le croire.

Le Québec a élu, pour la première fois, une dame puis, le Québec s'est déchaîné. Les riches quitteraient le Québec, (en oubliant que la dame est millionnaire) certains étaient déçus que «ma tante Pauline» ne soit pas tombée sous les balles, et ne me lancez pas de pierres, je rapporte ce que j'ai lu sur les blogues. Les médias sociaux aidant, nous pouvons vite prendre état de l'opinion des gens. On peut être contre des idées, mais jamais n'a-t-on autant attaqué les personnes avant les idées.

Les grands partis politiques veulent que ça change, dit-on. La population veut ça change aussi. Mais bien vite, tous reprennent le créneau de la partisanerie pour gagner, au détriment des bonnes idées qui peuvent venir de tous les partis. Nous voilà rendus là.

J'ai 24 ans. Je n'ai jamais voté lors d'un référendum. Je suis militant souverainiste. On ne m'a pas convaincu d'être souverainiste, on m'a convaincu de le rester. Encore la souveraineté? Voyons Jérôme, le Canada, on y est tellement bien.

Alors pourquoi les fédéralistes ne sont-ils que si peu? On parle toujours que la souveraineté est à 40 %, mais l'amour pour le Canada n'est certainement pas à 60 %. Dans ce 60 %, on y trouve des gens qui ont peur parce qu'on triche beaucoup avec les arguments; on y trouve des anglophones qui pensent qu'on ne veut pas parler anglais et on trouve, dans ce 60 %, des gens désillusionnés. Désillusionnés, souvent, par le Parti québécois qui par peur de ne pas avoir le pouvoir, oublie que ne pas parler de souveraineté, c'est gagnant pour ceux qui n'en veulent pas.

J'ai milité pour la souveraineté avant de savoir pourquoi. Maintenant je sais. Je sais que le Québec a les moyens financiers de réussir. Je ne suis pas rêveur. Si le Québec ne pouvait vivre sans le Canada, je ne perdrais pas mon temps. Informez-vous. Ce n'est pas seulement pour la culture, les mots, la musique et la langue qu'on doit se donner notre pays. Mais pour choisir nos lois en justice, en environnement, en aide internationale, etc. Pour choisir notre système d'éducation et de santé, qui sont bien souvent, mieux qu'ailleurs au Canada, mais, encore, on se croit toujours moins bons, ici.

Tout le monde semble mécontent de la situation actuelle. Je vais militer aussi longtemps que le coeur y sera. Mon coeur est avec Option nationale qui grandit, parce que les gens qui prennent le temps de peser le pour et le contre se rendent compte que la souveraineté, c'est maintenant.

C'est maintenant qu'il faut en parler, qu'il faut informer les gens, qu'il faut questionner les gens sur leur choix. Et pour le moment, peu de gens sont réellement fédéralistes. Option nationale fera grandir le Québec, avec ou sans alliance. Option nationale parlera d'indépendance avec des chiffres, des données, et avec le coeur. Terminé la peur. Qu'est-ce ça donne en 2013, l'indépendance? Ça donne un peuple!

L'auteur, Jérôme Gagnon, de Trois-Rivières, travaille dans le domaine des croisières.

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