À qui profite cette loi?

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Le Nouvelliste

Le 27 décembre dernier, dans le courrier aux lecteurs, des propos en faveur du projet de loi C-377 méritent certaines nuances afin de comprendre la portée, l'étendue de cette loi et l'attaque du gouvernement conservateur à l'endroit des syndicats pour éviter d'entretenir dans la population une pensée basée sur des balivernes.

Dans un premier temps, l'obligation par un syndicat, de déposer annuellement l'état de ses revenus et dépenses à ses membres, est déjà prévue au code du travail. Ce qui veut dire qu'en tout temps, un syndiqué peut poser des questions sur la nature de toutes dépenses faites par son syndicat pouvant ainsi mesurer la bonne ou la mauvaise gestion de ses cotisations syndicales.

Ce que la loi conservatrice de Stephen Harper vient dicter c'est de rendre publics les états financiers d'un syndicat non seulement à ses membres, mais à la population en général. Ainsi, un employeur sera désormais en mesure de connaître la hauteur d'un fonds de grève, les sommes disponibles pour les arbitrages de griefs en consultant tout simplement les états financiers d'un syndicat.

Cette information devenue publique permettra d'adapter toutes les stratégies de négociation des entreprises et diminuera, de fait, le rapport de force des travailleurs.

Si les centrales syndicales montent donc aux barricades pour dénoncer ce projet de loi et promettent de contester la constitutionnalité de cette loi, c'est pour protéger à juste titre le rapport de force de ses membres.

La véritable question que l'on doit se poser alors c'est: à qui profitera réellement cette loi?

Linda Christofferson Dugré

Trois-Rivières

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