L'élite de demain

Le Nouvelliste

J'ai toujours pensé que les étudiants dans les cégeps et les universités tenaient à leurs études et s'appliquaient à devenir des chefs de file admirables pour plus tard.

Alors que j'étais professeur de nursing au Collège Shawinigan, mes élèves répondaient bien à ces critères. Jamais ils n'auraient sacrifié un trimestre de leurs études pour faire du chahut, participer à des démonstrations destinées à déstabiliser le gouvernement, déranger leurs concitoyens ou les scandaliser.

La majoration du prix de leurs études, qui a suscité cette révolte, est encore bien en deçà de ce qui est payé pour des études similaires dans les autres provinces et même aux États-Unis.

Plus tard, ils auront à payer des taxes et apprécieront sûrement que les législateurs s'efforcent de ne pas mettre toutes les charges fiscales sur les mêmes épaules.

On dit que «c'est un bien mauvais vent qui n'apporte rien de bon à personne». On peut quand même poser un regard positif sur la crise actuelle. Beaucoup d'étudiants n'ont pas participé à cette grève et ont réussi à poursuivre leurs études, d'autres ont tenté de reprendre les leurs, et l'auraient fait sans la violence de leurs confrères qui les en ont empêchés. Et enfin, on peut dire que les autres font chaque soir des activités physiques en plein air, ce qui est sûrement bénéfique pour leur santé, faute de l'être pour leur culture scientifique.

Florence L. Lacroix

Grand-Mère

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