Certes, probablement motivé par une tactique électoraliste, le gouvernement Charest n'a pas su mesurer, ni anticiper à temps, la gravité de ce conflit. Quant aux étudiants, se mobiliser, manifester, revendiquer, oui! Mais, un droit étant assujetti à une responsabilité; bloquer, entraver, paralyser, s'arroger des droits, encourager la violence, non! C'est pas mieux. Par ces rires et sourires pendus à leurs lèvres, je ne crois pas que certains mesurent exactement non plus la gravité de la situation. Les enfants d'une amie qui manifestent à Montréal se réjouissent du fait que cette expérience soit exaltante, leur procure une vie sociale assez hot et qu'ils se fassent beaucoup de nouveaux amis.
Je ne suis pas toujours d'accord avec les décisions du gouvernement en place, mais démocratie oblige, dans la cour des grands, c'est le gouvernement élu qui fait les lois. Parfois c'est plate, mais c'est comme ça. Et le débordement risque de nous faire ramener à l'ordre. Il y a des personnes fragiles du côté de la police et des manifestants. Pour éviter les abus de toutes parts, celles-ci doivent d'urgence être éloignées du conflit par leur autorité respective.
Respectueusement, quand on joue dans la cour des grands, on suit les règles des grands. Je peux comprendre la confusion à voir le comportement de certains adultes qui les entourent. Sachez discerner les opportunistes, ils nuisent au bien commun plus qu'ils n'aident. Les adultes ont la responsabilité de l'exemple et doivent se dissocier sans équivoque de tout geste violent ou exacerbant.
Nous semblons tous d'avis que nous avons atteint l'impasse. Et comme toute impasse qui se respecte, le mode solution s'impose, autrement c'est l'échec total. Sauf pour le gouvernement, car qu'on le veuille ou non, toujours à cause de notre statut démocratique ne l'oublions pas, c'est lui qui tient le gros bout du bâton. Il ne peut céder devant la violence. C'est comme donner raison à l'anarchie. Le premier ministre Charest nous annonce qu'il y aura des élections d'ici à 18 mois. C'est très bientôt. Or, en attendant: la fameuse loi 78. On aurait pu s'en passer, mais elle est là. Elle n'empêche pas de manifester et avec autant de monde qu'on peut, à la condition que ce soit pacifique et sécuritaire. Faisons avec. Et à la dernière entente du gouvernement, vous avez fait des gains importants et appréciables. Bravo! Signez tord-nom!
Le plus important c'est que vous êtes solides et tenaces. Vous seriez très avisés et sans doute appuyés par la majorité de la population si vous organisiez une énorme mobilisation pacifique durant la prochaine campagne électorale, dans le but de faire signer un engagement formel par un parti politique, lequel bénéficierait d'un appui au scrutin.
Conditionnel à ce que ce futur gouvernement fasse le grand ménage dans ses poches et non dans les nôtres. On a assez donné. Qu'il s'engage à une révision complète des finances. Éliminant les abus qui font en sorte que même si les taxes montent, le service diminue. S'y engager sans augmenter les impôts. Grâce à cette saine gestion, nous aurions sans doute droit de se faire soigner et éduquer convenablement sans trop de frais.
Dans l'espoir que cette crise aura su convaincre que d'aller voter, c'est important. «Mets ta face sur le poteau et fais-toi élire» (Clément Gignac). Bravo à Éliane Laberge, récemment élue présidente de la FECQ qui parle de conciliation et de contacter la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, pour la reprise des négociations.
Monique Isabelle
secteur Grand-Mère