Des offres valables

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Le Nouvelliste

Dans tout le débat des négociations entre les étudiants et le gouvernement, on semble oublier un principe fondamental de toute négociation qui se veut fructueuse. Ce principe consiste à isoler tout point de discorde commun et essayer de trouver d'autres points qui pourraient en être la solution.

Dans le cas qui nous intéresse, l'augmentation des droits de scolarité est ce point commun de discorde. L'un veut les augmenter pour assurer un financement adéquat des universités et l'autre les abolir pour protéger l'accessibilité. Là, à mon avis, devraient donc commencer les négociations.

À la suite des négos de cette dernière fin de semaine, il me semble que les offres du gouvernement ont en tous points pris en considération ces deux principes. L'un obtient son augmentation pour assurer ce financement et l'autre les concessions nécessaires pour assurer l'accessibilité aux cours qui sont l'étalement sur sept ans au lieu de cinq ans, le remboursement au prorata de la rémunération, le rehaussement du plancher de revenus des parents de 35 000 $ à 45 000 $, la création du comité d'étude sur les dépenses budgétaires universitaires et l'augmentation substantielle des prêts et bourses.

Si le désir fondamental des étudiants est de préserver l'accessibilité aux moins nantis ainsi qu'à la classe moyenne, ils ont réussi. Mais malheureusement, à la lumière de la réaction des leaders étudiants, il me semble évident que le but principal est tout autre et que le seul motif poursuivi est purement politique et n'arien à voir avec les droits de scolarité.

Les étudiants ont été piégés par leurs associations et ne semblent pas capables de trouver une issue honorable à leur contestation.

Jacques A. Dion

Trois-Rivières

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