Salaire excessif

Le Nouvelliste

Lettre à André Chapleau, porte-parole du Mouvement Desjardins.

J'ai lu dans le journal les arguments que vous avancez pour justifier la rémunération de 3,1 millions $ accordée à la présidente et chef de la direction de Desjardins, Monique Leroux. En tant que membre de la Caisse d'économie solidaire, je tiens à m'inscrire en faux concernant ces arguments.

Que le salaire de madame Leroux soit inférieur à celui de ses pairs ne m'impressionne pas, car ses pairs, justement, ont aussi un salaire excessif. Comment peut-on avoir besoin de plusieurs millions pour bien vivre au Québec?

Vous dites que le revenu de madame Leroux est fixé par un comité du conseil d'administration. Les membres du conseil d'administration sont-ils vraiment désintéressés? Leur propre revenu étant fort probablement fixé en relation avec celui de la grande patronne.

Quand vous mentionnez que ce revenu est convenable et conforme à la philosophie de Desjardins, je ne vois pas où vous allez chercher cela. La philosophie de Desjardins se nourrit de coopération, de solidarité, de partage et d'entraide, rien à voir avec un revenu de 3,1 millions $ pour sa pdg. Dans ce cas, on peut parler de cupidité, ce qui n'a rien à voir avec une bonne gouvernance.

En toute simplicité,

Pascal Grenier

responsable du Groupe de

simplicité volontaire

Québec

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