Je me désole cependant de voir le peu d'actions entreprises par les gens contre cette hausse. Que vous soyez pour ou contre cette hausse, là n'est pas la question. Le problème réside plutôt dans le fait de voir des gens s'indigner contre une situation, mais qui n'entreprennent aucune démarche pour tenter de faire changer les choses.
Je salue évidemment votre démarche de lire sur la question, de vous inspirer des idées des autres et de vouloir les partager avec vos amis, mais cela est loin d'être suffisant. Vous n'arriverez à rien si vous vous en tenez à ces actions. Il vous faut poser des actions plus concrètes, faire entendre votre message au plus de gens possibles, car bien que vous ayez près de 500 amis Facebook, ils ne seront que très peu à vous lire. Et les vrais acteurs susceptibles de changer les choses n'entendront pas votre message.
Posez des gestes concrets où vous pourrez être vus, lus et entendus d'un grand nombre. Que ce soit par des manifestations, des pétitions, des affiches, etc.; les moyens sont nombreux. Choisissez ceux qui, à votre avis, auront le plus d'impact, mais au moins sortez et ayez le courage de défendre vos idées pour aider à changer les choses.
Les gens autour de vous semblent totalement désintéressés? Demandez-leur pourquoi, discutez avec eux de ces enjeux qui vous tiennent à coeur. Qu'ils soient en accord ou non avec vous, vous aurez pu échanger des idées par des débats qui ne feront qu'enrichir votre position et vos actions et, surtout, vous aurez contribué à les informer et à les sensibiliser.
Vous voulez participer aux différentes actions, mais vous ne savez pas comment? Renseignez-vous! Allez rencontrer les gens de l'Association générale des étudiants, demandez-leur comment vous pouvez vous impliquer et comment participer à la cause. Discutez avec des gens qui, comme vous, croient que les choses peuvent être différentes et unissez vos efforts dans ce combat. Faites n'importe quoi, mais faites quelque chose!
Ce n'est évidemment pas en restant chez eux que les étudiantes et étudiants ont pu négocier avec le gouvernement en 2005 lorsque celui-ci voulait effectuer des coupes de 103 millions $ dans le régime de prêts et bourses. C'est en sortant dans les rues, en posant des actions concrètes que de petits groupes ont pu mobiliser des masses. Et c'est précisément ces masses qui ont permis le retour de cet argent dans le régime d'aide financière aux études.
Peu importe le sujet, battez-vous pour vos convictions. Vous n'aurez peut-être pas toujours gain de cause, mais vous aurez peut-être pu négocier, peut-être que vous n'obtiendrez rien du tout, mais au moins vous aurez essayé. Car une chose est certaine, vous n'obtiendrez rien en restant confortablement assis devant votre ordinateur!
Battez-vous pour vos convictions.
Carol-Ann Rouillard
Étudiante à l'UQTR