La salaire de l'effort

Justine l'Heureux et son copain Jansen Schmitt....

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Justine l'Heureux et son copain Jansen Schmitt.

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<p>Justine L'Heureux</p>
Justine L'Heureux
Le Nouvelliste

NDLR: L'ex-patineuse de vitesse Justine L'Heureux et son compagnon Jansen Schmitt tentent de relever tout un défi depuis quelques mois: faire le trajet Vancouver-Argentine à vélo! Un périple de 25 000 kilomètres, entrepris le 15 octobre dernier, à travers une douzaine de pays à découvrir différentes cultures et d'autres modes de vie. Les deux amoureux, qui ont prévu compléter leur parcours dans environ un an, vivent en route de nombreuses aventures qu'ils partagent avec les lecteurs du Nouvelliste. Le couple est actuellement au Panama.

Le vélo est un moyen efficace de se déplacer. Selon le contexte et l'endroit, l'efficacité peut s'avérer quelque peu diminuée.

En effet, une belle route d'asphalte en bord du Danube ou de la Loire n'offre pas le même défi qu'un chemin chaotique traversant la Cordillère des Andes. Cependant, le résultat est similaire. Se déplacer grâce à la propulsion humaine d'un point A à un point B, avec la grande satisfaction qui accompagne l'investissement physique.

C'est l'exigence qui vient différencier l'effort entre une route plate sans vent et une route de col pluvieuse.

Le dépassement de soi joue un rôle primordial. Mais le caractère imprévisible d'un chemin de terre peu peuplé bouleverse les repères d'une route passante avec son lot de restaurants, épiceries...

L'approvisionnement de nourriture à vélo est un indispensable comme mettre de l'essence dans sa voiture. 

S'aventurer entre la vallée de Neiva et celle de Cauca, fut une remise en perspective du voyage à vélo. Progresser à 7 km/h dans la poussière, la chaleur, puis dans le froid, l'altitude et la pluie, pousse le corps dans des zones inconnues.

Le mental est mis à rude épreuve. 

Cet inconfort de ne pas contrôler les éléments environnants dans une société d'exactitude, où le GPS indique à la minute près l'heure d'arrivée. Cette traversée de la Cordillère andaise fut tout d'abord une bataille contre soi-même. Un duel entre le possible et l'impossible, entre le capable et l'incapable. 

Cette incertitude devient un défi, que la volonté combat à chaque coup de pédale.

La capacité humaine à passer au-dessus d'un obstacle est presque sans limite, seule la limite de l'esprit vient mettre une barrière.

C'est ici que vient la récompense, le salaire de l'effort. L'expérience acquise dans des moments pénibles et difficiles n'a pas de prix.

Cette expérience m'a rappelé une phrase que mon père m'a apprise : «Il n'y a que ceux qui n'essayent pas qui ne se trompent jamais».

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