Le pèlerinage moderne

L'amabilité et l'hospitalité des gens sont indispensables à...

Agrandir

L'amabilité et l'hospitalité des gens sont indispensables à la réalisation de ce périple Canada-Argentine à vélo.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Justine L'Heureux</p>
Justine L'Heureux
Le Nouvelliste

NDLR: L'ex-patineuse de vitesse Justine L'Heureux et son compagnon Jansen Schmitt tentent de relever tout un défi depuis quelques mois: faire le trajet Vancouver-Argentine à vélo! Un périple de 25 000 kilomètres, entrepris le 15 octobre dernier, à travers une douzaine de pays à découvrir différentes cultures et d'autres modes de vie. Les deux amoureux, qui ont prévu compléter leur parcours dans environ un an, vivent en route de nombreuses aventures qu'ils partagent avec les lecteurs du Nouvelliste.

 Justine l'Heureux et son copain Jansen Schmitt... (Olivier Croteau) - image 1.0

Agrandir

 Justine l'Heureux et son copain Jansen Schmitt

Olivier Croteau

En 2016, voyager est devenu un commerce florissant. À chaque lieu touristique, une nouvelle attraction, un nouvel attrait pour occuper les voyageurs sur leur passage. Les tours se partagent la clientèle des hostals et backpackers, et petit à petit, l'initiative de sortir des sentiers touristiques se transforme en autoroute à attraction!

De mon point de vue, le voyage est une absence de planification des lieux visités et surtout la découverte de l'inconnu. Une forme de lâcher-prise sur le contrôle de l'espace et du temps qui permet d'être réellement accessible et libre de toute initiative. Le vélo est un médiateur intéressant pour aller hors des chemins balisés! Pourquoi? Car le vélo est propulsé par l'unique et infatigable propulsion humaine. Le vélo t'amène où il te semble bon d'aller. Une forme d'évolution de la marche, mécanisée.

Dans notre idéal à tous, la destination que l'on choisit s'apparente au paradis turquoise, à des montagnes impressionnantes, à de beaux paysages. Avec du recul, la destination n'a que peu d'importance, tant le bonheur de voyager réside dans le chemin parcouru. Cette réflexion m'est venue en réalisant finalement que nous sommes des pèlerins du 21e siècle.

En décidant, de remplir nos sacoches de vélo du nécessaire pour vivre durant une année sur la route, notre approche est vraiment différente. Les gens que l'on croise nous observent, curieux de savoir que notre choix flirte avec la charité et la simplicité volontaire. Ces mêmes personnes, modestes, pour la plupart, réalisent finalement qu'elles ont beaucoup à partager. Que ce soit un café, une tranche de pain, ou un repas, ces gens qui participent à notre chemin sont définitivement le chemin.

Nous avons d'abord ignoré le côté pèlerinage, qui paraissait trop religieux, pour ensuite réaliser que le pèlerinage est spirituel. Nous sommes vulnérables et fragiles, sous nos apparences d'occidentaux sportifs et aventuriers. Malgré notre débrouillardise et notre volonté de faire le plus possible avec pas grand-chose, l'amabilité et l'hospitalité des gens que l'on rencontre sont indispensables à la réalisation de notre périple Canada-Argentine à vélo.

Pour suivre notre périple avec davantage d'articles et de photos: www.semeenselle.com.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer