Centre Laflèche: un homme meurt en tombant de l'édifice

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Plusieurs escaliers extérieurs sont installés à l'arrière du Centre Laflèche.

Sylvain Mayer

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Un homme d'une vingtaine d'années est mort samedi en tombant du toit du Centre Laflèche, un centre d'hébergement et de soins de longue durée du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Tout porte à croire que cette chute mortelle est un geste délibéré, selon la Sûreté du Québec.

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Pascal Bastarache, président syndical, pose devant le Centre Laflèche.

Sylvain Mayer

Le corps policier a reçu un appel vers 21 h concernant ce drame survenu à Shawinigan. L'homme n'est pas un résident du Centre Laflèche. La SQ indique qu'il a franchi quelques clôtures pour grimper sur le toit. Selon les informations récoltées au fil de l'enquête qui est toujours en cours, l'homme se serait volontairement jeté dans le vide.

Ce drame a soulevé bien des questions dans l'entourage du Centre Laflèche. C'est que les préposés aux bénéficiaires qui oeuvrent à cet endroit rapportent que des jeunes s'amusent à grimper sur le toit de la bâtisse. Les amateurs de parkour, cette discipline qui consiste à franchir différents équipements urbains ou espaces naturels, monteraient sur le toit du Centre Laflèche en passant notamment par des escaliers de secours situés à l'arrière de la bâtisse.

Voilà pourquoi le syndicat représentant ces employés demande à la direction du CIUSSS d'embaucher un gardien pour sécuriser les lieux le soir et la nuit.

«Ça fait plusieurs mois qu'on dénonce le manque de sécurité, constate Pascal Bastarache, président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers (CSN Mauricie et Centre-du-Québec). L'événement tragique est arrivé samedi et lundi, deux jeunes de 10-12 ans couraient sur le toit. C'est une travailleuse qui les a vus vers 18 h 30. On demande un gardien de sécurité pour la population et aussi pour les travailleuses et les travailleurs. Le danger pour la population est que des jeunes grimpent et se mettent à risque de tomber. Et pour les travailleurs, on sait que des gens rôdent autour de l'édifice, des gens demandent des cigarettes aux travailleurs. Des employés ont peur de sortir pour prendre leur pause.»

Des agents de sécurité se promènent d'un CHSLD à un autre pour effectuer des rondes de surveillance sans être constamment sur place. Le coordonnateur des services techniques du CIUSSS, Patrick Forget, assure que la direction prend les moyens pour que les lieux soient sécuritaires.

«À l'été 2016, nos employés ont vu circuler des gens sur le toit. Le bâtiment était déjà aux normes, mais on a ajouté des éléments métalliques à la cage d'escalier ainsi que des barrières métalliques sur une section du toit pour empêcher les gens de monter. Depuis ce temps, rien n'a été rapporté par nos employés jusqu'à l'incident de samedi. On s'est remis en action. On collabore avec la police. On trouve d'autres hypothèses pour voir où la personne a pu grimper pour monter sur le toit. On est avec un fournisseur pour fabriquer d'autres barricades métalliques qui seront installées à d'autres sections du toit. Mais d'ici à ce que les barricades arrivent, on rehausse la vigie», raconte M. Forget, qui se dit surpris d'apprendre que des jeunes de 10-12 ans aient été vus sur le toit du Centre Laflèche, étant donné qu'une telle escalade exige une certaine force physique pour parvenir à se hisser.

Selon M. Bastarache, une employée a déjà entendu des gens frapper sur une porte qui donne sur le corridor du quatrième étage. Ces gens étaient à l'extérieur de la bâtisse. Des travailleurs ont déjà contacté le 911 afin de chasser les jeunes du toit du Centre Laflèche.

«On avait un gardien de sécurité dans les années 1990, indique M. Bastarache. On continue de demander la présence d'un gardien de sécurité pour ne pas que ce genre d'événement revienne.»

M. Forget précise que les gardiens de sécurité sont en fonction 24 heures par jour uniquement dans les centres hospitaliers. La possibilité de devoir répondre à une situation d'urgence et la nécessité de contrôler l'accès expliquent cette réalité.

«Les CHSLD ont une clientèle stable, ce sont des gens qui y habitent. Mais on va écouter la demande syndicale. On va prendre le temps d'y réfléchir. La priorité est la sécurité.»




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