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La cour sollicitée pour protéger les «anges gardiens» d'Edward Snowden

En 2013, trois familles de réfugiés avaient caché pendant... (Archives Agence France-Presse)

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En 2013, trois familles de réfugiés avaient caché pendant deux semaines l'ex-consultant de la NSA Edward Snowden, traqué par le gouvernement américain pour avoir volé des documents secrets, à la demande de Robert Tibbo, son avocat montréalais.

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La Presse Canadienne

Un groupe d'avocats espère qu'un tribunal canadien forcera le gouvernement fédéral à accélérer le processus de demande d'asile pour trois familles qui ont aidé à cacher à Hong Kong le lanceur d'alerte américain Edward Snowden.

Les avocats ont demandé à un juge de la Cour fédérale d'ordonner à Ottawa d'être à la hauteur de ses obligations de protection des réfugiés et de traiter immédiatement les demandes des familles, appelées par certains les «anges gardiens de Snowden».

L'avocat Michael Simkin affirme que les familles peuvent être arrêtées d'un jour à l'autre par les autorités de Hong Kong, ce qui compliquerait leur éventuelle réinstallation au Canada.

Ces familles, originaires du Sri Lanka et des Philippines, ont essuyé un refus de leur demande d'asile à Hong Kong, et ont porté en appel les ordres de déportation décrétés contre eux.

Elles ont obtenu une certaine notoriété l'an dernier lorsque leur existence a été révélée par le film d'Oliver Stone Snowden et ont depuis subi des persécutions politiques à Hong Kong, affirme l'avocat Marc-André Séguin.

Un organisme sans but lucratif de Montréal, «Pour les réfugiés», a déposé une demande de parrainage pour les familles en janvier après avoir recueilli des fonds auprès de donateurs privés.

Le groupe souligne que le ministre de l'Immigration, Ahmed Hussen, s'était engagé à accélérer le processus au début du mois de mai, mais que le consulat canadien a indiqué le 7 juillet que leurs dossiers n'avaient pas bénéficié d'un traitement prioritaire.

Me Séguin a été très direct lors d'une conférence de presse à Ottawa, lundi, sur ce qui pourrait arriver à ces demandeurs d'asile si rien n'est fait rapidement.

«Confrontés à une déportation imminente, les parents peuvent être arrêtés n'importe quand et séparés de leurs enfants mineurs», a-t-il dit.

«Ils seront emprisonnés ou même tués s'ils retournent dans leur pays d'origine.»

Les sept demandeurs de statut de réfugié, incluant trois enfants, sont visés par un ordre de déportation décrété par les autorités de Hong Hong, a déclaré Me Simkin, qui ne pouvait que spéculer sur les motifs d'une telle décision. «Il semble que les liens des familles avec Snowden les aient rendues radioactives et cela les place dans une situation fort vulnérable.»

Les familles ont caché Edward Snowden pendant deux semaines en 2013, à la demande de l'avocat de celui-ci, Robert Tibbo, après que le lanceur d'alerte américain eut divulgué à des journalistes et à une réalisatrice américaine des documents classifiés au sujet des pratiques de surveillance massive des États-Unis.




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