Dupuis-Roy déclaré délinquant à contrôler

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Guillaume Dupuis-Roy

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Guillaume Dupuis-Roy vient d'être déclaré délinquant à contrôler pour une période de sept ans en raison de son risque élevé de récidive en matière de violence.

Cet homme de 31 ans compte déjà plusieurs antécédents judiciaires dont certains liés à la violence conjugale. Tout dernièrement, il a été déclaré coupable de voies de fait armées contre son ex-conjointe pour des événements survenus en juin 2016. Il lui avait mis un couteau sur la gorge en lui disant «Je vais t'extirper le gibier du corps.» Elle avait alors subi une lacération sans toutefois être blessée grièvement. 

À la suite de cet événement, la procureure de la Couronne, Me Catherine Lemay, avait déposé une requête pour le faire déclarer délinquant à contrôler. L'évaluation psychiatrique a d'ailleurs confirmé que Dupuis-Roy a un trouble de personnalité antisociale avec des traits psychopathiques. Il est très souvent désorganisé et a des idées délirantes. Il a également un gros problème de toxicomanie. Les conclusions du psychiatre Alexandre Dumais sont sans équivoque: le risque de récidive en matière de violence est très élevé d'où l'importance de l'encadrer en le déclarant délinquant à contrôler. 

Lors de ses passages à la cour, le tribunal a d'ailleurs été en mesure de constater à quel point l'individu est impulsif et difficile à contenir. Pour l'audience qui a eu lieu lundi, des mesures avaient été prises afin qu'il ne soit pas amené justement dans le box des accusés. Il a plutôt témoigné par visioconférence à partir d'une prison. Encore là, le juge Jacques Trudel a dû demander aux agents de services correctionnels qui entouraient Dupuis-Roy de fermer son micro pendant qu'il prononçait la sentence parce qu'il refusait de l'écouter et parlait sans arrêt. 

Jugeant la suggestion de Me Lemay raisonnable, il lui a donc imposé une sentence de deux ans de prison pour les voies de fait armées contre son ex-conjointe. Toutefois, comme il est détenu de manière provisoire depuis juin 2016, il lui reste environ cinq mois à purger. Il a également été déclaré délinquant à contrôler pour les sept années suivantes. Il demeurera donc sous surveillance et soumis à des conditions dans la collectivité.

L'individu n'en a toutefois pas fini avec la justice. De nouvelles accusations ont été portées contre lui lundi pour des menaces contre un agent de service correctionnel au Centre de détention de Trois-Rivières et des méfaits. La cause a été reportée au 17 août.




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