La prison pour Mike Olivier

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On voit sur la photo Mike Olivier, lors de son arrestation en mars 2016 à Trois-Rivières.

François Gervais

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un jeune étudiant en arts de l'Université Laval, Mike Olivier, a été condamné à une peine de 19 mois et demi de prison pour des délits sexuels commis sur deux mineures, dont une domiciliée à Trois-Rivières.

Lors de son retour devant le tribunal mercredi, l'individu de 25 ans de Québec a en effet réglé ses dossiers en plaidant coupable à un chef de leurre informatique sur une adolescente de 13 ans. Les faits sont survenus en juin et juillet 2015. Mike Olivier a notamment créé un profil Facebook dans lequel il se faisait passer pour une jeune fille de 17 ans. Il a ainsi pu entrer en contact avec la jeune Trifluvienne.

Au fil des discussions, il lui a envoyé des images de pornographie. Il lui a demandé la même chose en retour, mais devant son refus, il a menacé de publier leurs conversations sur les réseaux sociaux. Une plainte a donc été portée à la Sûreté du Québec. Une agente d'infiltration a ensuite pris le relais en personnifiant une jeune fille de 12 ans sur le Web. Mike Olivier a également communiqué avec cette dernière. 

Le suspect a donc été arrêté une première fois en mars 2016. Il a pu reprendre sa liberté pour la durée des procédures judiciaires, mais sous conditions, dont celle de ne pas se trouver en présence de mineurs sauf avec des adultes responsables.

Quelques mois après son retour à Québec, il a par contre commencé à fréquenter une adolescente de 15 ans dans un contexte amoureux. Selon la preuve, leur relation était d'ailleurs consensuelle. Il n'y a eu aucun geste de violence. Or, Mike Olivier avait 25 ans et la victime n'avait pas l'âge de consentement légal établi à 16 ans. Il avait même menti à la mère de l'adolescente en prétendant avoir 17 ans. Une nouvelle plainte a donc été portée et le jeune homme a été arrêté en janvier dernier sans pouvoir reprendre sa liberté. 

Mike Olivier a admis, mercredi, avoir eu des relations sexuelles avec elle et par le fait même brisé une condition qui lui interdisait d'être en présence de mineurs. Son avocat, Me Matthieu Poliquin, a précisé que son client n'avait appris que tardivement au cours de la relation l'âge de sa copine, mais qu'à ce moment, il était déjà en amour. Encore aujourd'hui, Mike Olivier voudrait revoir cette jeune fille qu'il considère toujours comme sa conjointe. Et celle-ci a fait savoir au procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, qu'elle voudrait également le revoir lorsqu'elle aura 16 ans. 

Dans le box des accusés, Mike Olivier a affirmé au juge Bruno Langelier qu'il s'excusait pour le mal qu'il avait causé à sa famille et à la victime de leurre, mais, en ce qui concerne l'autre victime, il a plutôt parlé d'un malentendu sur l'âge. Il a toutefois promis de respecter les conditions de la cour et de ne pas l'importuner. 

Sa peine globale est de 19 mois et demi de prison, mais comme il a été détenu préventivement pendant une période de sept mois et demi, la sentence à purger est de 12 mois. 

Le juge a ainsi entériné la suggestion commune de sentence proposée par les avocats. Il a tenu compte de la gravité des crimes reprochés à Mike Olivier notamment en ce qui concerne le leurre informatique. Il a aussi souligné que même s'il était tombé en amour avec la jeune adolescente de Québec, il aurait dû être plus prudent pour s'assurer de l'âge de celle-ci. 

La sentence tient compte aussi de certains facteurs atténuants soumis par Me Poliquin comme sa bonne collaboration avec la justice, son absence d'antécédents judiciaires et son niveau de maturité inachevé.

Mike Olivier devra également se soumettre à une probation pendant trois ans, dont deux ans avec suivi. Il devra entreprendre toute démarche thérapeutique en lien avec une problématique sexuelle. Il lui sera interdit de communiquer avec la victime de Trois-Rivières et d'importuner celle de Québec. Pendant les sept prochaines années, il ne pourra pas non plus se rendre dans les endroits publics comme les parcs et les cours d'école où on peut trouver des jeunes de moins de 16 ans. Il ne pourra pas occuper un emploi auprès des jeunes ni même avoir des contacts avec eux sauf sous la supervision d'un adulte au courant de ses antécédents judiciaires et qui n'a pas lui-même d'antécédent. 

Enfin, il sera inscrit au Registre des délinquants sexuels à perpétuité.




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