Une dernière chance pour Keven Paillé

Keven Paillé... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Keven Paillé

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Albert Brunelle
Le Nouvelliste

Après avoir refusé de se soumettre à une évaluation psychologique et mis fin à la collaboration avec son avocate, Keven Paillé a fait volte-face mardi.

La Couronne était prête à procéder dans l'affaire qui vise à faire déclarer le détenu délinquant dangereux mais le juge a accordé une dernière chance à l'accusé afin qu'il puisse présenter une défense convenable. Ce dernier aura alors l'occasion de rencontrer le psychologue de la Couronne pour que celui-ci puisse compléter son rapport qu'il s'apprêtait à déposer.

Malgré le fait que le dossier dure depuis 2014, le psychologue et expert Marc-André Lamontagne a reconnu que l'imposant ouvrage de 16 chapitres s'en trouverait bonifié s'il avait l'occasion de rencontrer le principal intéressé.

Le juge Trudel a aussi souligné l'importance de la cause pour l'accusé. En effet, s'il est déclaré délinquant dangereux, Keven Paillé risque une peine d'emprisonnement à vie. La mère du prévenu était d'ailleurs présente dans la salle d'audience et a manifesté son intention d'agir comme témoin pour son fils.

«Ils ont menacé de le tuer», a-t-elle lancé au juge en faisant référence aux événements du 1er septembre 2014. Paillé avait alors assené des coups de couteau à deux hommes qui parlaient à sa mère dans un appartement de la rue Hart. Selon des témoins, Paillé était complètement intoxiqué. Les deux victimes ont été gravement blessées alors que l'assaillant les a piquées au niveau du cou, chacune, à plusieurs reprises.

Bien connu des autorités trifluviennes, Paillé n'en est pas à ses premiers démêlés avec la justice. En 2011, il a été reconnu coupable d'avoir attaqué un homme au couteau et s'est vu condamner à 15 mois de prison. En 2015, il a aussi été reconnu coupable de voies de fait à l'endroit de policiers. Il leur aurait alors craché au visage et aurait proféré des menaces de mort à leur endroit.

Ainsi, après avoir réfléchi à sa situation, l'accusé a décidé de se remettre à la recherche d'un avocat pour le représenter. Il sera transféré à Québec ce mercredi afin de subir son évaluation psychologique et il devrait être de retour devant la justice d'ici le mois d'août.




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