La prison pour Jacques Hébert

Le palais de justice de Trois-Rivières.... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le palais de justice de Trois-Rivières.

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Albert Brunelle
Le Nouvelliste

Cinq ans après le début de l'affaire, Jacques Hébert, qui a plaidé coupable à quatre chefs d'accusation pour des crimes sexuels se retrouvera derrière les barreaux.

L'accusé étant atteint d'un cancer, le juge Jacques Trudel a tenu compte de l'état de santé du prévenu dans l'attribution de la peine. Sans antécédents judiciaires, l'homme de 74 ans a écopé de huit mois de prison pour production et possession de pornographie juvénile. C'est trois mois de moins que ce qui avait été initialement prévu par le juge avant qu'il n'apprenne l'existence de la maladie.

Le magistrat a justifié sa position en soulevant que les rapports d'évaluation font état d'un faible risque de récidive. Ainsi, toujours selon le juge, étendre la peine de M. Hébert drainerait inutilement les ressources carcérales puisqu'un détenu malade nécessite des besoins particuliers.

Le juge Trudel rappelle de ce fait que les pénitenciers ont l'obligation d'accommoder les détenus qui doivent recevoir des soins de santé. Il est à noter que l'avocat de l'accusé avait tenté de faire reporter le prononcé de la sentence, requête que le juge a rejetée.

S'ajoutent à la peine quatre mois de détention pour chacun des trois chefs d'accusation de leurre sur de jeunes filles de 12, 13 et 16 ans. Infraction criminelle peu connue du public, le leurre d'enfants a été ajouté au Code criminel en 2002 et vise à condamner les cyberprédateurs qui tentent d'entrer en contact avec des enfants sur Internet dans l'objectif de commettre une infraction d'ordre sexuel.

Malgré tout, Jacques Hébert peut s'estimer chanceux que les faits se soient produits en 2007 puisque la peine maximale fut, quelques mois après les faits survenus en 2007, augmentée de cinq à dix ans d'emprisonnement.

On en a aussi appris plus sur les circonstances qui ont mené à l'arrestation de l'accusé. L'homme a été pris la main dans le sac alors qu'un membre des forces policières s'est fait passer pour une jeune fille. Le septuagénaire est alors entré en contact avec la pseudo-victime et a tenu des propos «très explicites» de nature sexuelle. Pendant l'une des conversations, la policière lui aurait même demandé «si son jeune âge le dérangeait», ce à quoi Hébert aurait répondu «pas du tout». 

La preuve a toutefois révélé qu'aucune rencontre ne s'est concrétisée entre le détenu et ses victimes. Il faut dire que l'une d'elles réside en France, de quoi ralentir les ardeurs de l'accusé. Qu'à cela ne tienne, le juge a tout de même soulevé que la deuxième victime était originaire de Drummondville et que Jacques Hébert n'a pas non plus cherché à la rencontrer.

Enfin, des ordonnances ont aussi été rendues contre M. Hébert. Son nom sera inscrit au Registre des délinquants sexuels à vie. Il ne pourra entrer en contact avec des mineurs de son propre chef et il ne pourra fréquenter des endroits où sont susceptibles de se retrouver des enfants de moins de 16 ans. Une interdiction d'utiliser Internet pour communiquer avec des mineurs et une autre d'occuper un emploi où la présence de jeunes de moins de 16 ans est possible ont aussi été rendues.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer