Maison Carignan: Rosaire Hébert se retire des réunions du conseil

Rosaire Hébert a plaidé coupable à 21 chefs... (François Gervais)

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Rosaire Hébert a plaidé coupable à 21 chefs d'accusation relatifs à des conflits d'intérêts dans sa pratique de courtier en assurances et en épargnes collectives.

François Gervais

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Réagissant au plaidoyer de culpabilité pour conflit d'intérêts de son président Rosaire Hébert, le conseil d'administration de la Maison Carignan a statué jeudi que M. Hébert se retirera temporairement du conseil «le temps que la situation soit analysée sous tous ses aspects».

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Par voie de communiqué, le conseil d'administration, qui s'est réuni en séance spéciale jeudi après-midi, assure que cette décision a été prise «conjointement» avec Rosaire Hébert.

Rappelons que ce dernier s'est reconnu coupable mercredi, devant la Chambre de la sécurité financière, de 21 chefs d'accusation relatifs à des conflits d'intérêts dans sa pratique de courtier en assurances et en épargnes collectives.

Deux de ces accusations sont directement liées à la Maison Carignan, une ressource de thérapie pour personnes alcooliques et toxicomanes fondée par Yvon Carignan.

En 2004, la Maison Carignan avait contracté un prêt pour réaliser des projets d'agrandissement. Rosaire Hébert avait assuré le prêt, agissant à titre de courtier d'assurances pour une protection de plus de trois fois la valeur du prêt.

Cette assurance a été contractée sans tenir compte d'autres soumissionnaires et à l'insu du conseil d'administration, qui l'avait tout de même renouvelée en août 2005.

L'autre accusation concerne une assurance vie contractée par un client de M. Hébert, et dont les bénéficiaires ont été changés pour devenir la Maison Carignan au lieu des proches de l'individu tel qu'établi à l'origine.

Le communiqué du conseil d'administration indique qu'au cours de la réunion de jeudi, «les administrateurs ont démontré leur solidarité à l'égard de leur président».

Les administrateurs «ont aussi voulu dissocier deux événements survenus à un intervalle d'une dizaine d'années, soit cette infraction commise en 2004, peu de temps après l'arrivée de M. Hébert à la présidence du conseil d'administration, et le congédiement en 2014 du fondateur et directeur général de l'époque, Yvon Carignan, pour des fautes graves commises à l'occasion de son travail».

En 2015, la Commission des relations du travail (Tribunal administratif du travail) avait rejeté la réclamation d'Yvon Carignan, sur la forme et non le fond de sa prétention de congédiement abusif. Le débat avait été fait autour de sa désignation de cadre et non d'employé.

La cause sera entendue en Cour supérieure en 2018.




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