Affaire Vadeboncoeur: le jugement rendu ce lundi

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Le verdict sera connu lundi dans l'affaire des quatre policiers accusés de voies de fait contre Alexis Vadeboncoeur et de production de faux rapports.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est ce lundi que le juge Steve Magnan fera connaître son verdict dans la cause des quatre policiers de Trois-Rivières, accusés de voies de fait contre Alexis Vadeboncoeur et de production de faux rapports.

Il s'agit d'un jugement qui est particulièrement attendu tant de la part des accusés eux-mêmes que de l'Association des policiers-pompiers de Trois-Rivières et de la Ville de Trois-Rivières. Et non sans raison!

On sait que les agents Dominic Pronovost et Barbara Provencher ont été suspendus sans solde par la Ville de Trois-Rivières depuis les événements qui leur sont reprochés alors que Kaven Deslauriers et Marc-André Saint-Amant ont pour leur part été congédiés.

Le syndicat se charge cependant de verser des indemnisations pour compenser la perte de salaire subie puisqu'il considère que les quatre policiers sont toujours présumés innocents. En plus, il ne faut pas oublier que Vadeboncoeur a intenté contre eux une poursuite de 2,3 millions $.

Leur procès, qui a commencé en septembre 2016, a été l'un des plus médiatisés de Trois-Rivières, mais aussi l'un des plus longs puisqu'il a nécessité 31 jours d'audiences. Il a pris fin le 20 avril dernier. 

Marc-André St-Amant, Dominic Pronovost, Kaven Deslauriers et Barbara Provencher font face à plusieurs accusations, dont (tout dépendant des personnes) voies de fait armées, voies de fait causant des lésions corporelles, usage négligent d'une arme à feu, fabrication de faux rapports, contrefaçon de ces documents et entrave à la justice avec la fabrication de ces faux rapports. 

Le 2 février 2013, ils avaient intercepté dans la cour du Cégep de Trois-Rivières le jeune Vadeboncoeur. Ce dernier venait de commettre un vol qualifié dans une pharmacie de Trois-Rivières. Son arrestation avait été filmée par une caméra de surveillance. Ces images, où on voit des policiers asséner des coups de poing au suspect, avaient été vues partout au Canada et aux États-Unis.

Selon la théorie de la Couronne, représentée par Me Aryanne Guérin, les gestes posés par les policiers de Trois-Rivières étaient injustifiables puisque le suspect était en position de soumission. En ce qui concerne les accusations liées à la fabrication de faux rapports et d'entrave, Me Guérin avait affirmé que les policiers s'étaient protégés entre eux dans la rédaction de leurs rapports.

La défense avait pour sa part attaqué la crédibilité de Vadeboncoeur en le traitant de menteur et en insistant sur le fait qu'il avait résisté, ce qui avait fait craindre le pire aux policiers. Un expert avait également invité le tribunal à faire preuve de prudence dans l'analyse de la vidéo puisqu'il prétendait que les mouvements étaient plus rapides que la normale.

Rappelons que Vadeboncoeur avait été condamné à une peine de 54 mois pour deux vols qualifiés commis à la pharmacie Jean Coutu, avoir braqué une arme à feu, port d'un déguisement dans un dessein criminel, possession de Dilaudid pour des fins de trafic, entrave aux policiers et bris d'engagements. Il a été libéré d'office en mars dernier.




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