Débat sur des présumés messages textes

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William Labranche

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Maintenant que le procès de Willliam Labranche tire à sa fin, les messages textes qui auraient été échangés entre ce dernier et sa deuxième présumée victime se retrouvent au coeur d'un débat que le tribunal devra éventuellement trancher.

Le suspect fait face à une trentaine de chefs d'accusation en lien avec des sévices sexuels et physiques infligés à deux jeunes femmes entre 2011 et 2015. Au cours de son procès, les deux présumées victimes ont témoigné sur les violentes agressions, souvent dégradantes, que leur aurait fait subir le prévenu. 

Ce dernier a pour sa part nié la majorité des délits qui lui sont reprochés. Il avait seulement admis sa culpabilité sur les voies de fait commis au Tim Hortons sur la deuxième présumée victime et des employés. 

Ces délits avaient d'ailleurs été filmés par des caméras de surveillance. 

La défense, représentée par Me Pénélope Provencher, tente depuis le début du procès de faire déposer en preuves des prétendus messages que la deuxième présumée victime aurait envoyés à William Labranche avant et après son arrestation, et ce, dans le but de miner sa crédibilité.  

Or, la procureure de la Couronne, Me Marie-Ève Paquet, s'est toujours objectée en mettant en doute la façon dont ils avaient été prélevés et surtout, leur véracité. Des plaidoiries sur leur admissibilité devaient donc avoir lieu jeudi mais elles ont été reportées. C'est que la défense a fait parvenir à la toute dernière minute une requête en divulgation visant à obtenir du ministère public de plus amples détails sur de nouveaux documents envoyés par la Couronne le 5 juin et dont elle a pris connaissance le 7 juin. 

Dans les faits, la Couronne avait déjà annoncé la possibilité qu'elle puisse faire une contre-preuve sur ces fameux messages qu'elle estime falsifiés ou incomplets. C'est donc dans cette optique et dans celle de gagner du temps qu'elle a fait parvenir à la défense des reproductions des messages pour démontrer la facilité avec lesquels ils peuvent être falsifiés. 

Me Michel Lebrun, qui pour l'occasion assistait Me Provencher, a fait valoir qu'il avait seulement entre les mains le résultat et non les démarches et explications pour en arriver à ces reproductions de messages, d'où le dépôt de la requête en divulgation en plaidant lui aussi la situation d'urgence. 

Le juge Jacques Trudel a finalement tranché en ordonnant à la Couronne de divulguer au plus tard ce vendredi matin la preuve que ces fameux messages auraient été modifiés. 

Il a précisé qu'il ne voulait pas d'une contre-preuve qui porterait uniquement sur la possibilité de transformer des messages textes et/ou sur Facebook, ce qui, de toute façon, ne serait pas utile dans la détermination de leur authenticité.




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