Trois bâtiments de la Seigneurie du Triton rasés par les flammes

L'avion-citerne de la SOPFEU a fait deux largages... (La Presse photo Patrick Sanfacon)

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L'avion-citerne de la SOPFEU a fait deux largages sur le feu.

La Presse photo Patrick Sanfacon

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(La Tuque) Un incendie s'est déclaré, lundi après-midi, à la prestigieuse pourvoirie La Seigneurie du Triton à Lac-Édouard.

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Les propriétaires de la Seigneurie du Triton, Annie Tremblay et Nicolas Bernard, assurent que le service au client ne sera pas perturbé.

La petite municipalité de la Haute-Mauricie a retenu son souffle pendant de longues heures. Trois bâtiments ont été complètement détruits par les flammes. Les bâtiments d'hébergement ont toutefois été épargnés et personne n'a été blessé. Les activités de la pourvoirie vont se poursuivre normalement.

«Ce sont des bâtiments secondaires. On parle d'entrepôts, d'une grange et d'un atelier qui sont passés au feu [...] Il y avait des moteurs, des quatre roues... Il y avait beaucoup d'équipements. On n'a plus un outil, plus un tournevis, plus une vis, plus de scie mécanique, on n'a plus rien pour la réparation et l'entretien», a mentionné la copropriétaire de la pourvoirie, Annie Tremblay.

Les pertes vont certainement se chiffrer en dizaine de milliers de dollars pour la pourvoirie, mais au-delà de ça, c'est une partie de l'histoire qui est partie en fumée.

«C'était trois bâtiments d'origine. C'est triste. C'était l'ancienne grange à canots. Il y avait beaucoup d'histoire comme le reste des choses qui sont au Triton, mais au-delà de ça, on est content, il n'y a pas eu de blessures», mentionne Annie Tremblay.

Cette dernière s'est faite rassurante quant aux activités, il n'y aura pas d'interruption.

«Il n'y aura absolument aucune incidence», a-t-elle insisté.

Les bâtiments seront reconstruits. Les autorités envisageaient lundi soir l'hypothèse d'un équipement défaillant pour expliquer l'incendie.

Une intervention complexe

La situation géographique du Triton amène son lot de défis et de casse-têtes pour les pompiers. Heureusement, des employés de la pourvoirie avaient déjà commencé le travail sur le terrain.

«Dans notre équipe, on a quatre pompiers du Lac-Édouard et un pompier auxiliaire, et ils travaillaient tous aujourd'hui par chance», a souligné Annie Tremblay.

Au total, une douzaine de pompiers de La Tuque et du Lac-Édouard ont combattu le brasier.

«On doit traverser via le ponton pour se rendre sur les lieux. Le ponton a une grande capacité. Ça nous a permis d'amener tout le matériel au quai, de nous installer là-bas et d'intervenir. Ce n'est vraiment pas évident de faire ce genre d'intervention là. Il faut dire que ç'a bien été compte tenu de la situation, de la distance...», a souligné André Vézina, chef de division aux opérations incendie du Service incendie.

La SOPFEU a également été demandée en assistance. Une équipe de la base de La Tuque et un avion-citerne accompagné d'un aéropointeur ont été dépêchés sur les lieux. 

«L'avion-citerne a fait deux largages sur le feu», a précisé Émilie Bégin, porte-parole de la SOPFEU.

«On ne voulait vraiment pas que ça se propage aux autres bâtiments ou à la forêt. Les vents étaient vraiment très forts quand l'incendie s'est déclaré. L'incendie s'est propagé en quelques minutes», a noté Annie Tremblay.

Par ailleurs, on assure que l'opération s'est déroulée adéquatement du début à la fin.

«C'est la première fois dans l'histoire du Triton, du moins depuis que nous nous sommes là. Tout a coulé parfaitement. Au niveau du contact avec les urgences, d'avoir nos bateaux prêts sur place pour transférer les équipes d'urgence. Tout était réglé au quart de tour. C'était impressionnant de voir tout ça aller. Notre équipe a été fantastique», a commenté Annie Tremblay.

«Samedi passé, tous les équipements de pompiers avaient été vérifiés. Les systèmes de pompes, les boyaux... Une chance que ç'avait été fait», a-t-elle ajouté.

C'est l'ensemble de la petite municipalité tissée serré qui a poussé un soupir de soulagement en fin de journée lundi. 

«Les opérations continuent, on est bien content. Il y a 60 pêcheurs qui rentraient aujourd'hui (lundi). Ils les accueillaient normalement, mais ç'a amené tout un branle-bas de combat», a lancé le maire de Lac-Édouard, Larry Bernier.

Les conséquences auraient pu être catastrophiques pour la petite municipalité si les flammes avaient rasé la pourvoirie.

«Ç'aurait été terrible pour Lac-Édouard et pour le Québec en entier. C'est un joyau cette pourvoirie. [...] Des fois on est trop proche de l'arbre, on ne voit pas la forêt. Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal», a noté le maire de la municipalité Larry Bernier.

Il faut dire que la Seigneurie du Triton est l'un des plus anciens clubs de chasse et de pêche d'Amérique du Nord. Le Club-House a été construit en 1893. Chaque année, des centaines de touristes provenant des quatre coins de la planète s'y rendent.




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