Opération Nandou: 34 suspects cités à procès

Le palais de justice de Trois-Rivières... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le palais de justice de Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pas moins de 34 individus arrêtés dans le cadre du projet Nandou ont étés cité à subir leur procès sur les chefs tels que portés contre eux sauf dans le cas de Maxime Ménard pour qui le chef de gangstérisme a été abandonné.

Au terme d'une enquête préliminaire qui s'est tenue au cours des deux dernières semaines, le juge Jacques Lacoursière a en effet conclu que la preuve était suffisante pour tous les envoyer subir leur procès. Notons par contre qu'en vertu d'une ordonnance de non-publication, il nous est interdit de dévoiler le contenu de la preuve. 

En fait, la majorité des prévenus n'avaient pas contesté le renvoi au procès. Certains par contre ont attendu la fin de l'enquête préliminaire et l'audition de certains témoins pour se prévaloir de leur droit d'aller directement à l'étape du procès. 

Sur les 34, seuls trois individus avaient ouvertement contesté le renvoi sur certains chefs plus précisément ceux de complot et gangstérisme. Il s'agit de Maxime Ménard, Alexandre Livernois Grenier et Laurent Michel. Ils prétendaient que la preuve de la Couronne, représentée par Me Benoît Larouche, n'était pas suffisante sur ces chefs. Le Code criminel prévoit de lourdes sentence surtout en matière de gangstérisme puisque la peine imposée est consécutive et non concurrente à toutes les autres. En plus, le prévenu doit avoir purger la moitié de sa sentence avant d'avoir droit à une libération conditionnelle. 

Or, le juge Lacoursière a annoncé, vendredi, que la preuve de gangstérisme contre Maxime Ménard n'était pas suffisamment forte pour justifier la tenue d'un procès sur ce chef. Il l'a par contre cité sur les chefs de complot et de trafic de cannabis. 

En ce qui concerne Alexandre Livernois-Grenier et Laurent Michel, ces derniers devront subir un procès sur tous les chefs tels que portés contre eux, incluant complot, gangstérisme et trafic de stupéfiants.  

Outre les trois suspects mentionnés précédemment, les autres qui feront face à un procès sont Bruno Allard, Henry Bergeron, Denis Bilodeau, Alexandre Bouchard, Daniel Brunelle, Yves Fernand Buonora, Denise Gail Caron, Carl Chevarie, Siobol Chounlamountry, Frédérick Ellefsen Tremblay, Keven Faucher, Guillaume Fleurant, Jérôme Fleury, Steve Fraser, Simon Girard, Éric Guerrier, Danny Guilbeault, Jérémie Laliberté-Béliveau, Tammy Lamontagne, Olivier Lamothe, André Lauzier, Ambrose Mahoney, Bernard Mailhot, Yannick Manseau Dufresne, Louis-Philippe Noël, Éric Normandin, Shanny Plante, Robin Roy, Frédéric Thompson, Jonathan Verret Casaubon et Terence Willard.

Leur cause a été reportée au 15 septembre.

Rappelons que les policiers avaient procédé à une vaste opération le 31 mars 2016, ce qui avait conduit au démantèlement d'un réseau majeur de trafic de stupéfiants en Mauricie. Celui-ci opérait dans la région mais aussi à Québec, à Montréal et au Saguenay.

La rafle policière avait permis de saisir près de 100 kg de cannabis et 5000 plants et boutures de cannabis. Plus de 100 000 $ en argent liquide, 15 véhicules, 28 armes, des téléphones cellulaires et du matériel servant à la production et à la vente de stupéfiants avaient aussi été perquisitionnés.

Sur les 37 personnes arrêtées et accusées, seuls trois ont réglé leur dossier à ce jour soit Yvon Marineau, Gabriel Lizotte et Normand Denis.




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