Projet Nandou: début de l'enquête préliminaire

Le palais de justice de Trois-Rivières... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le palais de justice de Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'enquête préliminaire de quelque 35 des 39 individus arrêtés dans le cadre du projet Nandou a commencé, lundi, au palais de justice de Trois-Rivières.

D'emblée, plusieurs suspects ont renoncé à subir cette enquête préliminaire. Leur dossier a par le fait même fait l'objet d'un renvoi direct à l'étape du procès. 

D'autres prévenus ont par contre demandé à entendre certains témoins afin d'évaluer leur crédibilité dans le cadre d'une enquête préliminaire sans pour autant contester le renvoi au procès. Du nombre, seuls deux ou trois auraient décidé de se prévaloir de la procédure complète afin de déterminer si la preuve est suffisante pour justifier la tenue d'un procès. 

Le litige portera principalement sur les accusations de gangstérisme portées contre certains suspects.

Les audiences pourraient s'étirer sur un total de deux semaines. Elles se dérouleront devant le juge Jacques Lacoursière. Cependant, une ordonnance de non-publication a été prononcée de sorte qu'il nous est interdit de dévoiler le contenu de la preuve et des témoignages. 

Rappelons que les policiers avaient procédé à une vaste opération le 31 mars 2016 ayant conduit au démantèlement d'un réseau majeur de trafic de stupéfiants en Mauricie. Celui-ci opérait dans la région mais aussi à Québec, à Montréal et au Saguenay. 

Pas moins de 39 personnes avaient été arrêtées dont les six présumées têtes dirigeantes selon les policiers, soit Daniel Brunelle, Simon Girard, Bernard Mailhot, Jérémie Laliberté-Béliveau, Frédéric Thompson et Jonathan Verret-Casaubon. Des perquisitions avaient eu lieu dans une quarantaine d'endroits. 

La rafle policière avait permis de saisir près de 100 kg de cannabis et 5000 plants et boutures de cannabis. Plus de 100 000 $ en argent liquide, 15 véhicules, 28 armes, des téléphones cellulaires et du matériel servant à la production et à la vente de stupéfiants avaient aussi été perquisitionnés.

Tout dépendant de leur implication dans le réseau, les prévenus ont par la suite été accusés de gangstérisme, production, complot, trafic de cannabis et/ou de cocaïne. La majorité des suspects ont été remis en liberté durant les procédures. Selon les policiers, entre 25 et 50 kg de cannabis étaient écoulés chaque semaine. 

Une livre de cannabis pouvait se vendre jusqu'à près de 2000 $.




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