Agression sexuelle: Gaston Richard porte sa cause en appel

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Gaston Richard

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Gaston Richard, cet enseignant de l'école secondaire Jean-Nicolet de Nicolet qui a bénéficié d'une absolution conditionnelle pour agression sexuelle sur une femme, a décidé de porter sa cause en appel.

Maintenant représenté par Me René Duval, il désire en effet en appeler de la déclaration de culpabilité rendue contre lui, et ce, même s'il avait plaidé coupable le 4 avril 2017. Il soutient que son plaidoyer n'était pas éclairé car il ignorait que l'infraction sommaire d'agression sexuelle qui lui était reprochée pouvait conduire à la révocation de son autorisation d'enseigner. Il ignorait également que les ordonnances qui seraient prononcées pourraient être considérées comme un acte dérogatoire à l'honneur ou à la dignité de sa profession. 

Rappelons qu'en mai 2015, Gaston Richard, un enseignant qui compte 30 ans de service, avait rencontré une femme dans un bar. Il l'avait ensuite invitée chez lui et lui avait fait un massage de relaxation. Lors de son passage en cour, il avait admis lui avoir alors touché les fesses mais avait cessé devant l'opposition de la plaignante. Il lui aurait peut-être aussi effleuré les seins. 

Il devait subir son procès le 4 avril dernier mais il avait changé d'idée et décidé de plaider coupable à une accusation réduite d'agression sexuelle, soit celle portée par voie de déclaration sommaire et non sur acte criminel en raison de la nature des gestes posés. La sentence est par le fait même moins sévère. 

Se défendant seul, il avait par la suite demandé au juge Guy Lambert d'avoir une absolution inconditionnelle afin d'être épargné d'un dossier criminel. Il avait finalement reçu une absolution conditionnelle, assortie d'une probation d'un an, de l'obligation de réaliser 40 heures de travaux communautaires en l'espace de six mois et de son inscription au Registre des délinquants sexuels durant 10 ans.

Dans son appel, il soutient qu'il n'aurait jamais plaidé coupable s'il avait été mis au courant des conséquences de son plaidoyer. Il en a réalisé l'ampleur lorsqu'il a reçu des lettres du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur à la fin avril et au début de mai 2017. 

Gaston Richard rappelle aussi qu'il n'était pas représenté par un avocat lors de son plaidoyer et qu'il ignorait l'existence d'une possible défense de consentement dans le cadre d'un procès. Selon sa requête devant la Cour d'appel, la crédibilité de la plaignante aurait même pu être mise en doute dans le cadre d'un contre-interrogatoire, et ce, à la lumière de l'analyse de la déclaration de la victime faite aux policiers. 

Enfin, il prétend avoir eu peu de temps pour réfléchir à sa décision de plaider coupable et de ne n'avoir jamais eu de contact avec le système judiciaire. 

Il désire également en appeler de la sentence à l'effet qu'elle serait déraisonnable dans les circonstances compte tenu de la menace de révocation de son autorisation d'enseigner. Il demande donc à la Cour d'appel d'annuler son plaidoyer et d'ordonner la tenue d'un procès. 

Précisons que la Commission scolaire de la Riveraine a suspendu avec solde Gaston Richard.




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