Agression sexuelle: Lavoie remis en liberté sous conditions

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Michel Lavoie, cet homme atteint du VIH soupçonné d'avoir agressé sexuellement une femme à Trois-Rivières, a finalement pu recouvrer sa liberté, vendredi, au terme de son enquête sur caution mais il devra respecter de sévères conditions.

Même s'il reconnaît que la cause est loin d'être sympathique, le juge Guy Lambert a en effet conclu qu'il se devait malgré tout de prendre du recul face aux nombreux antécédents judiciaires de l'individu. Celui qui est aussi connu sous le nom de Michel Ange Lavoie a notamment été condamné à 81 mois de prison en 2011 pour un crime de même nature, soit agression sexuelle grave. En 2003, il avait en effet caché à sa conjointe de l'époque qu'il était séropositif, et ce, même s'il se savait porteur du VIH depuis 1997. Il avait eu de nombreux rapports sexuels non protégés. La victime avait par la suite contracté le virus. Lavoie avait pour sa part purgé sa peine avant de retrouver sa liberté en janvier 2015. 

Or, Lavoie a de nouveau été arrêté dernièrement après le dépôt d'une nouvelle plainte contre lui pour agression sexuelle. Les événements qui lui sont reprochés seraient survenus le 14 avril dans son logement de Trois-Rivières. La présumée victime avait d'ailleurs dû se rendre à l'hôpital pour une trousse médico-légale visant à savoir entre autres si elle avait été infectée par l'accusé. 

L'étude du dossier par la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, avait par la suite permis le dépôt d'accusations d'agression sexuelle, voies de fait armées, trafic de cocaïne, voies de fait simples et méfait contre Lavoie. 

Une enquête sur caution a été tenue au cours des derniers jours pour déterminer si le prévenu pouvait reprendre ou non sa liberté durant les procédures judiciaires. Notons toutefois que celle-ci a fait l'objet d'une ordonnance de non-publication. Au terme des audiences, le juge Lambert n'a pas caché s'interroger sur la preuve déposée devant lui, surtout en ce qui concerne le comportement de la présumée victime. Il a cependant pris soin de saluer le travail méticuleux réalisé par l'enquêteuse Estel Joulaud dans cette affaire. 

Et même s'il avait été annoncé que la présumée victime devrait témoigner au stade de l'enquête sur caution à la demande de l'avocat de la défense, Me Pierre Spain (il soutenait avoir des informations à l'effet que celle-ci voudrait retirer sa plainte), le juge en a finalement décidé autrement, estimant que son témoignage ne serait pas utile à ce stade des procédures.  

Il a plutôt conclu qu'en vertu du droit constitutionnel, Michel Lavoie devait être remis en liberté. Il devra cependant respecter de sévères conditions dont celle de compléter une thérapie en lien avec sa problématique de dépendance aux stupéfiants au Centre L'Autre côté de l'ombre. Il devra y demeurer 24 heures sur 24 pendant les quatre premiers mois. Lui et un membre de sa famille devront également verser une caution de 1000 $ chacun sans dépôt. 

Il lui sera aussi interdit de communiquer avec la présumée victime et ses parents et même de se trouver à moins de 100 mètres de leur domicile. Évidemment, il ne pourra pas consommer de drogue ni posséder des armes. 

Son dossier a été reporté au 16 juin.




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