Absolution conditionnelle pour l'enseignant Gaston Richard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

Gaston Richard reçoit une absolution conditionnelle après avoir plaidé coupable à une agression sexuelle sur une femme survenue en mai 2015.

Cet enseignant de l'école secondaire Jean-Nicolet de Nicolet a rencontré cette femme alors que les deux se trouvaient dans un bar de l'endroit. La victime vivait un moment de détresse reliée à une situation familiale.

Richard a invité la dame chez lui et l'a massée pour l'amener à se détendre. Le massage s'est toutefois rendu jusqu'aux fesses, mais Richard a cessé ses gestes face à l'opposition manifestée par la femme. L'individu a admis qu'il était possible qu'il ait effleuré les seins et les fesses de la femme.

Gaston Richard devait subir son procès le 4 avril. Il a alors changé d'idée et a plaidé coupable à cette accusation portée par voie de déclaration sommaire et non sur acte criminel en raison de la nature des gestes posés.

Se défendant seul, il a demandé au juge Guy Lambert d'avoir une absolution inconditionnelle afin d'être épargné d'un dossier criminel. La procureure de la Couronne, Me Catherine Lemay, suggérait plutôt au tribunal l'imposition d'un sursis de sentence, entraînant un dossier judiciaire.

Avant de rendre sa décision, jeudi au palais de justice de Trois-Rivières, le juge Lambert a précisé avoir reçu au cours des derniers jours un courriel de la part de Gaston Richard. L'individu niait certains faits pourtant admis lors de son plaidoyer de culpabilité.

Ce dernier a indiqué que lors de son passage en cour, le 4 avril, il a été pris d'étourdissements reliés à sa condition médicale. Le juge Lambert a pris soin de rappeler à l'individu qu'il avait reconnu les faits lorsqu'il a plaidé coupable et qu'il ne croyait pas qu'il se trouvait alors dans un état l'empêchant de bien prendre la mesure de la situation. Gaston Richard a répondu au juge Lambert que les conséquences sociales de la publication de sa cause sont «épouvantables et irréversibles».

«C'était une sentence équivalente à une peine de mort. Le dénigrement social n'a aucune commune mesure», a dit Gaston Richard, un enseignant de carrière et un homme très impliqué au sein de sa communauté.

Le juge Lambert a rappelé que la nature du crime et l'impact sur la victime sont des facteurs aggravants. L'absence d'antécédent judiciaire, l'occupation d'un emploi et l'impact de sa condamnation sur son travail sont au nombre des facteurs atténuants. Selon la jurisprudence, Gaston Richard était admissible à une absolution, a pris soin de souligner le président du tribunal.

L'absolution accordée à Gaston Richard est toutefois assortie de conditions. Il doit respecter une probation d'un an durant laquelle il doit avoir une bonne conduite. Il ne peut entrer en contact avec la victime et il devra réaliser 40 heures de travaux communautaires d'ici six mois. Étant donné la nature du crime, Gaston Richard sera inscrit au registre des délinquants sexuels durant 10 ans et il devra fournir un échantillon d'ADN.

Suspension maintenue

La Commission scolaire de la Riveraine maintient la suspension avec solde de son employé. Selon la directrice générale, Johane Croteau, la direction doit poursuivre sa réflexion concernant ce dossier.

«On doit faire une analyse sérieuse et détaillée par rapport à la sentence et à la situation dans son ensemble. On se donne un certain temps en prolongeant la suspension avec traitement.»

Aucun échéancier n'a été fixé pour prendre une décision dans le dossier de Gaston Richard.




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