Présumée agression sexuelle par un porteur du VIH: la plaignante devra témoigner

Michel Lavoie subira son enquête sur caution le... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Michel Lavoie subira son enquête sur caution le 4 mai.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La femme qui a porté plainte contre Michel Lavoie pour agression sexuelle devra témoigner à l'enquête sur caution de l'individu qui a déjà fait de la prison pour un crime de même nature, lui qui est porteur du VIH.

L'enquête sur caution de Lavoie, 50 ans, devait avoir lieu mercredi au palais de justice de Trois-Rivières. Son retour en cour a permis le dépôt d'accusations supplémentaires de voies de fait armés, de trafic de cocaïne, de voies de fait simple et de méfait.

Son avocat, Me Pierre Spain, a demandé le report de cette étape des procédures au 4 mai et a mentionné à la juge Guylaine Tremblay qu'il désire interroger la plaignante durant cette enquête sur caution. Me Spain a précisé à la cour qu'il a des informations selon lesquelles la femme aurait voulu retirer sa plainte.

Me Martine Tessier, l'avocate de la Couronne, a répliqué que la femme veut maintenir sa plainte contre Lavoie. 

Me Tessier démontrait peu d'ouverture quant à cette requête de Me Spain, mais la juge Tremblay a précisé qu'elle ne peut pas empêcher la défense d'assigner un témoin, ce qui sera fait.

Lavoie a été arrêté la semaine dernière après qu'une femme eut porté plainte contre lui pour des événements qui seraient survenus le 14 avril dans son logement. La présumée victime s'est rendue à l'hôpital pour subir des prélèvements sanguins qui détermineront si elle a été infectée par l'accusé.

Ce dernier, qui se fait appeler aussi Michel Ange, a déjà fait de la prison pour un crime semblable: il a été condamné à 81 mois de prison en 2011. Il a purgé la totalité de sa peine et était libre depuis janvier 2015.

En 2003, Lavoie avait caché à sa conjointe de l'époque qu'il était séropositif même s'il savait qu'il était porteur du VIH depuis 1997. Il avait eu de nombreux rapports sexuels non protégés malgré les demandes de son ex-partenaire qui lui disait de porter un condom. Éprouvant des problèmes de santé, la victime a contracté le virus.




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