Des dépenses de 5642 $ reprochées à un ancien cadre de l'île Saint-Quentin

Le procès de Damien Miville-Deschênes a commencé mardi.... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le procès de Damien Miville-Deschênes a commencé mardi.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ce sont des dépenses non approuvées de plus de 5600 $ par la direction de la Corporation du parc de l'île Saint-Quentin qui sont reprochées à Damien Miville-Deschênes.

Le procès de l'ancien régisseur aux opérations, au marketing et à la publicité de l'île Saint-Quentin s'est amorcé mardi au palais de justice de Trois-Rivières. Cet homme de 40 ans est accusé de fraude de plus de 5000 $, d'utilisation frauduleuse d'une carte de crédit et d'abus de confiance à titre de fonctionnaire pour des gestes qui auraient été commis entre mai et août 2013.

Selon la poursuite représentée par Me Martine Tessier, Miville-Deschênes aurait fait payer par la corporation une trentaine de nuitées d'hébergement à un hôtel de Trois-Rivières, la location d'un bateau et l'achat d'alcool dans un bar du centre-ville à des fins personnelles. Pour étayer sa position, la Couronne a d'abord fait témoigner Yvan-Noël Guindon.

L'ex-directeur général de l'île était en poste au moment des incidents reprochés à son ancien cadre. M. Guindon a déclaré que la direction de l'île avait pris connaissance en août 2013 de gestes qui laissaient croire à des dépenses non approuvées.

Le témoin affirme avoir rencontré l'accusé pour l'aviser qu'il était en congé forcé en raison de la tenue d'une enquête. Selon M. Guindon, Damien Miville-Deschênes aurait répliqué en remettant sa démission.

M. Guindon a détaillé les dépenses reprochées à Damien Miville-Deschênes, soit 3273 $ pour les nuitées dans un hôtel, 806 $ pour la location d'un bateau, 734 $ pour la location d'un ponton, plus de 600 $ en achat d'alcool et environ 100 $ pour l'achat d'un chandail du Canadien de Montréal remis à une stagiaire française. L'accusé aurait aussi utilisé la carte de crédit de la corporation pour payer un compte en souffrance de 99 $ auprès d'une compagnie de câblodistribution.

La somme a toutefois été remboursée, indique l'ex-directeur Guindon, en précisant que jamais ces dépenses n'ont fait l'objet de discussions de la part de Damien Miville-Deschênes avant que ce dernier ne soit confronté.

Me David Guévin, l'avocat de Miville-Deschênes, est revenu sur ce point auprès de M. Guindon. Il se demandait pourquoi une plainte avait été portée contre son client, alors que ce dernier a remboursé la somme.

Yvan-Noël Guindon a précisé que la plainte provenait d'un membre du conseil d'administration et qu'elle a été déposée sans qu'il en soit avisé. L'ex-directeur général a aussi convenu que le coeur du litige repose sur un contrat signé avec une troupe de danse qui s'est produite à l'île Saint-Quentin en 2012 et en 2013.

Le contrat, signé par M. Guindon, mais non signé par le dirigeant de la troupe, prévoyait que la corporation de l'île offrait l'hébergement aux danseurs dans un hôtel trifluvien. Selon lui, ces nuitées chargées à la corporation ont été utilisées par l'accusé et non pas par des membres de la troupe.

Me Guévin est revenu sur une erreur administrative de plus de 100 000 $ commise par une employée de l'île qui n'a pas été suspendue par la direction de la corporation.

M. Guindon a expliqué que les deux situations étaient différentes, l'une étant le résultat d'une erreur, l'autre relevant d'un détournement de fonds, selon lui. M. Guindon a longuement insisté sur le fait que des dépenses engendrées par des décisions de cadres devaient nécessairement être planifiées, étant donné que la direction gérait ses budgets de façon extrêmement serrée.

Nathalie Vallières, ex-responsable administrative de l'île Saint-Quention, est venue dire à la cour qu'elle remarquait régulièrement que les caisses du parc ne balançaient pas. Au moins une note indiquait que l'accusé devait un certain montant d'argent.

Répondant à une question de Me Guévin, Mme Vallières a précisé que l'accusé n'était pas responsable de livrer le rapport des caisses de l'île et a dit ignorer si de l'argent a pu être utilisé par Miville-Deschênes pour offrir un verre à des clients en guise de compensation pour un problème de réservation.

Le procès de Damien Miville-Deschênes se poursuivra à une date qui sera fixée ultérieurement.




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