Affaire Jonathan Bettez: la cause remise au 31 mai

Jonathan Bettez... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Jonathan Bettez

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Comme il fallait s'y attendre, la récente nomination de l'avocate de Jonathan Bettez au poste de juge a entraîné le report de ce dossier grandement médiatisé.

Jonathan Bettez, contre qui pèsent six accusations liées à la pornographie juvénile, sera désormais représenté par Me Marc-Antoine Carette, un avocat du même bureau que l'ancienne procureure de Bettez, Me Magali Lepage.

Il était absent mercredi au palais de justice de Trois-Rivières mais sa collaboratrice était sur place. Elle a demandé à ce que le dossier soit reporté au 31 mai pour permettre à Me Carette de prendre connaissance de la preuve. Par le fait même, Bettez était également absent en vertu d'une désignation permettant à son avocat de le représenter devant le tribunal. 

Rappelons que dans la foulée de l'arrêt Jordan visant à contrer les délais déraisonnables, Me Magali Lepage a en effet été nommée juge à la Cour du Québec dans le district de Longueuil en mars. Elle a donc transféré la preuve recueillie contre Bettez à Me Carette.

Selon toute vraisemblance, il connaissait déjà en partie ce dossier. Toutefois, la preuve informatique est volumineuse, d'où le délai supplémentaire demandé pour en terminer l'analyse. Tout semble indiquer que le 31 mai, Me Carette sera alors en mesure de prendre position sur cette affaire et de décider si son client entend éventuellement plaider coupable ou encore s'il veut plaider non coupable et subir un procès avec ou sans enquête préliminaire. 

Me Jean-Marc Poirier, procureur de la Couronne, semblait confiant, mercredi, que cette nouvelle remise n'entraînera pas des délais trop importants qui pourraient mettre en péril le processus judiciaire. 

Même s'il a été soupçonné dans l'enlèvement et le meurtre de Cédrika Provencher, Bettez n'a jamais été accusé dans ce dossier. Par contre, il a été arrêté le 30 août 2016 et accusé de possession, de distribution et d'avoir eu accès à de la pornographie juvénile de novembre 2009 à septembre 2013.

On lui reproche d'avoir consulté des centaines de fichiers informatiques montrant des enfants de 3 mois à 12 ans être victimes d'agressions sexuelles.

Compte tenu de son absence d'antécédents judiciaires, il a pu reprendre sa liberté pour la durée des procédures judiciaires mais sous plusieurs conditions. Jonathan Bettez a par la suite été démis de ses fonctions de directeur de l'entreprise familiale de Trois-Rivières, Emballages Bettez. Cette dernière a finalement été vendue le 8 mars dernier. 

Notons en terminant que la peine minimale pour les infractions de production et distribution de pornographie juvénile telles que portées sur acte criminel est d'un an alors que le maximum est de 14 ans.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer